© photo : Pont de Bercy, par Auguste-Hippolyte Collard, provenant de l’album coté PH19A du ministère des Travaux Publics, constitué pour les expositions universelles de 1873 et 1876. Cet album provient du fond ancien de l’École : il a été remis à l’École nationale des ponts et chaussées vers 1858 par Paul-Emile Vaudrey (1824-1876)

© photo : Pont de Bercy, par Auguste-Hippolyte Collard, provenant de l’album coté PH19A du ministère des Travaux Publics, constitué pour les expositions universelles de
1873 et 1876. Cet album provient du fond ancien de l’École : il a été remis à l’École nationale des ponts et chaussées vers 1858 par Paul-Emile Vaudrey (1824-1876)

Depuis sa création, l’École des Ponts a accumulé un patrimoine scientifique et pédagogique remarquable. Dons, legs et acquisitions ont progressivement étoffé les inestimables collections de l’École, qui témoignent de son histoire comme de l’évolution des sciences et des techniques : maquettes, instruments, ouvrages, ou encore objets d’art… Des collections encyclopédiques dont l’unité a toutefois été éprouvée au cours du XXe siècle, et dont la sauvegarde et la valorisation font partie des missions de la Fondation.

Près de 700 maquettes, plus d’un millier d’instruments et de machines… Dès le XVIIIe siècle, ces objets sont progressivement rassemblés au sein de l’École.

Les outils, machines et modèles y sont accumulés à des fins pédagogiques et pour l’usage des ingénieurs en poste : ces derniers les enrichissent à leur tour, et des dépôts successifs du ministère les complètent. Ils sont conservés au sein de l’École dans des galeries, comme la célèbre Galerie des Modèles, 26 rue des Saints-Pères.

L’évolution de l’enseignement et des techniques dans la première moitié du XXe siècle signe le déclin de ces collections ; la Galerie est démolie en 1954. Maquettes et instruments perdent de leur intérêt pédagogique et sont alors dispersés. Musées, services territoriaux de l’équipement ou autres dépôts en accueillent une partie ; ceux qui sont jugés sans intérêt sont détruits.

Peu à peu, l’intérêt patrimonial se substitue aux intérêts purement pédagogiques ou techniques et, grâce à un inventaire minutieux, ce qu’il reste de ces anciennes collections est depuis plusieurs années progressivement identifié, authentifié, rassemblé et restauré, au gré des ventes aux enchères et des restitutions négociées. Cette entreprise de sauvegarde et de conservation, qui concerne aussi les collections de mobilier d’art et le patrimoine documentaire de l’École, serait impossible sans le soutien financier de la Fondation.



La Fondation soutient la restauration et la valorisation du patrimoine de l’École

Maquette Perronet

Fondateur et premier directeur de l’École, Jean-Rodolphe PERRONET a légué sa collection de maquettes en 1794. L’École n’en possède aujourd’hui plus qu’une seule : la maquette en plâtre du pont de Brunoy sur l’Yerres, en Essonne, un ouvrage élégant orné d’une frise grecque conçu par PERRONET aux alentours de 1784 pour remplacer un précédent pont de bois emporté par la rivière.

Déposée au Musée des Travaux Publics après la démolition de la Galerie des Modèles en 1954, elle en est revenue cassée en multiples morceaux. Grâce au concours financier de la Fondation des Ponts, elle a fait l’objet d’une longue restauration en 2016, et peut de nouveau être temporairement exposée.

Instrument Lesage

Légué à l’École en 1810 par son  premier inspecteur, Pierre-Charles LESAGE, ce graphomètre a ensuite disparu de la collection d’instruments scientifiques de l’École à une date inconnue. Fabriqué à Paris en 1782 par la prestigieuse maison de la veuve LENNEL, ce graphomètre à pinnules en cuivre et laiton, et à boussole argentée, était un des fleurons des collections patrimoniales de l’École.
En février 2014, l’instrument refait son apparition lors d’une vente aux enchères à Versailles : portant les inscriptions gravées « École des Ponts et Chaussées » et « Mr Le Sage du Trémont, ingénieur des Ponts et Chaussées », ainsi que le numéro d’inventaire « n° 31 », identique à celui de l’inventaire des instruments de l’École de 1824, il est rapidement authentifié par l’archiviste de l’École, Anne Lacourt. Grâce au financement de la Fondation, l’École s’empresse alors d’acheter ce graphomètre : outil emblématique de ses savoir-faire et de son enseignement, il a pu retrouver sa place dans sa collection historique d’instruments techniques et scientifiques.

Bustes

L’École détient une vingtaine de bustes d’ingénieurs illustres du XVIIIe au XXe siècle : TRUDAINE, PERRONET, CARNOT, VICAT, NAVIER… Provenant de dons et de legs, d’acquisitions ou de commandes auprès de l’administration des Beaux-Arts, ils ont longtemps été installés dans la grande salle des pas perdus, rue des Saints-Pères. Depuis la vente du bâtiment en 2008, ils sont conservés dans les nouveaux locaux de l’École à Champs-sur-Marne.

Recensées par les monuments historiques, ces imposantes pièces de marbre ou de pierre de Lens sont toutefois difficiles à mettre en valeur dans les bâtiments actuels. D’où l’idée de les reproduire en résine polymère, à partir de leur numérisation 3D générée par ordinateur et de leur impression en stéréo lithographie.
Les modèles numériques des bustes seront utilisés dans le cadre d’une galerie virtuelle dédiée à l’histoire de l’École des Ponts et à ses principales figues. Les bustes imprimés devraient quant à eux être exposés dans un espace du Learning Center dédié au patrimoine, prévu à cet effet dans la nouvelle scénographie du hall ; une partie d’entre eux pourra, de plus, être signée par un donateur de la Fondation, dans le cadre de la campagne de naming du Learning Center (cliquez-ici pour en savoir plus).