Témoignages

Bénéficiaires 2025

Brice FORGHAB

Lauréat du prix One night to innvovate 2025

1- Pouvez-vous nous parler un peu de vous ? (Vos centres d’intérêt, ce que vous aimez faire en dehors des études, un hobby, une passion…)

Je suis actuellement étudiant au Mastère Spécialisé Génie civil et éco-conception de l’École nationale des ponts et chaussées et je réalise mon stage de fin d’études chez VINCI Construction. Au fil de mon parcours, je me suis particulièrement intéressé à la manière dont les infrastructures peuvent préserver leur intégrité et leur sécurité face à un climat en rapide évolution. Cette réflexion me conduit aujourd’hui, parallèlement à mon stage, à travailler sur un article de recherche qui remet en question certaines hypothèses proposées par les Eurocodes dans des domaines d’application particuliers.

En dehors de mes études, j’aime participer à des événements multiculturels afin de découvrir d’autres cultures, d’autres parcours et les réalités auxquelles sont confrontées des communautés différentes de la mienne. Cette ouverture est importante pour moi, car j’adopte une approche profondément humaine de l’ingénierie, avec la conviction que la rigueur technique doit toujours être mise au service des personnes et de la planète.

Je pratique également le volleyball et j’ai rejoint la deuxième équipe du club de l’École des Ponts. Je m’investis par ailleurs comme bénévole auprès de certaines organisations à but non lucratif. Enfin, j’aime beaucoup lire et j’ai récemment développé un intérêt particulier pour la conception centrée sur l’humain de solutions à fort impact économique, à la suite d’un projet initié lors du laboratoire d’innovation UNLEASH Europe et que je poursuis aujourd’hui.

2- Comment s’est formée votre équipe et comment avez-vous collaboré pendant cette nuit d’innovation ?

Au début de la soirée, nous avons formé spontanément de petits groupes entre participants afin de réfléchir à l’un des Objectifs de développement durable proposés. Avec Samira et 2 autres personnes, nous avons choisi de travailler sur l’ODD 11 et avons développé une première idée autour de la qualité de l’air dans les stations de métro.

Après avoir présenté cette idée devant les autres participants, coachs et organisateurs, les équipes définitives devaient se constituer. Mohammed, Kylian et Tiago, qui partageaient notre intérêt pour cette problématique, ont décidé de nous rejoindre. Notre équipe s’est donc formée progressivement avec un premier regroupement assez spontané, puis des personnes intéressées par la même problématique se sont réunies autour du projet.

Pendant la nuit, nous avons commencé par identifier les points forts, les expériences et les qualités de chacun afin de mieux répartir les rôles. Comme notre vision n’était pas encore clairement définie au départ, nous avons cherché à préciser ensemble nos objectifs généraux et spécifiques. Après plusieurs échanges, remises en question et séances de brainstorming intensives, nos idées ont progressivement convergé. L’accompagnement de notre coach a été déterminant, car il nous a poussés à partir de problèmes réels rencontrés par des utilisateurs réels, puis à imaginer une solution à la fois réalisable, pertinente et susceptible d’être déployée à plus grande échelle.

3- Pouvez-vous nous présenter le projet que vous avez développé pendant la nuit et l’idée principale qui le sous-tend ?

Notre projet s’appelle Breath Box. Breath Box est un projet/outil visant à améliorer la qualité de l’air dans les salles de classe, en commençant par les écoles primaires. Les enfants de 6 à 11 ans constituent une population particulièrement vulnérable, alors même que l’école est leur deuxième principal lieu de vie après le domicile. En France, une campagne nationale a montré que 41 % des écoles présentaient au moins une salle de classe fortement confinée et que les particules fines PM2,5 étaient présentes à des niveaux préoccupants dans une grande majorité des établissements étudiés, ce qui nuit franchement à la santé.

Notre idée reposait sur un constat simple : les solutions d’amélioration de l’air doivent pouvoir s’intégrer aux bâtiments scolaires existants, sans nécessiter de transformations lourdes, tout en étant responsables sur le plan environnemental. Nous avons donc imaginé Breath Box comme un écosystème vivant intégrant des microalgues, conçu pour compléter les dispositifs d’aération et de ventilation en contribuant à la captation du CO₂ et à l’amélioration de l’environnement intérieur.

La théorie du changement était la suivante : si un système à base de microalgues peut être intégré harmonieusement dans une salle de classe, fonctionner de manière sûre et accessible, et être utilisé comme support pédagogique, alors il peut contribuer à améliorer la qualité de l’air tout en sensibilisant les élèves au fonctionnement de la biosphère et à la protection de l’environnement.

Breathe Box ne devait donc pas être seulement un dispositif technique, mais aussi un outil éducatif. L’objectif était de commencer par les écoles primaires, compte tenu de la vulnérabilité des enfants et de l’importance de cette période dans leur développement, puis d’adapter progressivement la solution à d’autres établissements d’enseignement et à d’autres bâtiments, d’abord en région parisienne, puis à une échelle plus large.

4- Comment s’est déroulée la création du projet pendant cette nuit ? Quelles ont été les étapes clés entre l’idée initiale et la présentation devant le jury ?

Nous avons organisé la nuit autour de cinq grandes étapes. La première a été consacrée au cadrage du problème, afin d’identifier précisément les utilisateurs concernés, leurs besoins et les causes principales de la mauvaise qualité de l’air dans les salles de classe. Nous sommes ensuite passés à une phase d’idéation, durant laquelle nous avons exploré plusieurs solutions avant de sélectionner celle qui nous semblait la plus pertinente et la plus réalisable. Nous avons ensuite évalué l’impact potentiel de notre proposition, notamment sur la santé des enfants, l’environnement et la sensibilisation des élèves. La quatrième étape a été celle du prototypage. Nous avons préparé des rendus 3D afin de représenter concrètement le Breath Box et son intégration dans une salle de classe. Enfin, nous avons travaillé sur la présentation du projet, avec la réalisation d’une vidéo de 30 secondes, la préparation du pitch deck et la conception de supports imprimés présentant les principales caractéristiques de la solution, son fonctionnement et son impact potentiel.

Tout au long de la nuit, des restitutions intermédiaires auprès des facilitateurs nous ont permis de recevoir des retours, de remettre certaines hypothèses en question et d’améliorer progressivement le projet. La démarche n’a donc pas été totalement linéaire, car nous avons effectué plusieurs allers-retours entre le problème, la solution et son impact.

Le projet a finalement été présenté au jury lors d’un pitch de cinq minutes, incluant la vidéo de présentation ainsi que les principaux visuels et livrables développés pendant la nuit.

5- Quels ont été les moments les plus stimulants et les plus difficiles pendant cette expérience ?

Le brainstorming a été à la fois le moment le plus stimulant et le plus difficile de l’expérience. Au début, la diversité de nos points de vue a donné lieu à de nombreux débats et désaccords, notamment sur la définition du problème et l’orientation à donner à la solution. Cette phase était exigeante, car le temps était limité et nous devions avancer rapidement.

Cependant, en restant concentrés sur les besoins réels des utilisateurs, la faisabilité de la solution et l’objectif commun du projet, nous avons progressivement trouvé des compromis. Le moment où nos différentes idées ont commencé à converger vers une vision partagée de Breath Box a été particulièrement stimulant et gratifiant.

6- Que vous a apporté le Prix One Night to Innovate, sur le plan personnel et académique ?

Sur le plan personnel, ce prix a renforcé ma confiance dans ma capacité à contribuer à un projet innovant, à travailler avec des profils différents et à défendre collectivement une idée devant un jury. La dotation financière a également représenté un soutien concret dans mon quotidien d’étudiant en me permettant d’aborder la suite de ma formation avec davantage de sérénité.

Sur le plan académique, cette expérience a profondément enrichi ma manière d’aborder l’ingénierie. Elle m’a appris qu’avant de chercher une solution techniquement performante, il est essentiel de bien comprendre le problème, les utilisateurs concernés et les conditions réelles de mise en œuvre. Elle m’a également sensibilisé à des notions telles que la désirabilité, la faisabilité, l’impact et le potentiel de déploiement d’une solution.

7- Cette expérience vous a-t-elle donné envie de poursuivre le développement de votre projet ou de vous engager davantage dans l’entrepreneuriat ?

Les conseils que j’ai reçus pendant la nuit de la part des organisateurs, des facilitateurs et des experts m’ont vraiment donné envie d’aller plus loin et de chercher à créer un impact concret dans la société.

Même si nous n’avons pas pu poursuivre Breath Box ensemble après le challenge, notamment parce que nous étions dans des écoles et des programmes différents avec des contraintes académiques importantes, le projet est resté dans mon esprit. Je continue encore aujourd’hui à réfléchir à la manière dont il pourrait être mis en œuvre concrètement.

Cette expérience m’a aussi poussé à m’engager davantage dans l’innovation. J’ai récemment participé au laboratoire d’innovation UNLEASH Europe au Danemark, où mon équipe a atteint la finale avec une solution visant à répondre à un problème rencontré par des communautés autochtones de l’est du Groenland. Le projet a suscité l’intérêt d’acteurs locaux, ce qui m’a montré qu’une idée bien construite pouvait réellement ouvrir la voie à un impact concret.

Je pense sincèrement que One Night to Innovate a joué un rôle important dans cette évolution, car c’est là que j’ai commencé à mieux comprendre comment partir d’un problème réel, écouter les utilisateurs et construire une solution qui soit à la fois utile, faisable et capable d’évoluer, et aussi à parler devant un public.

8- Souhaitez-vous adresser un mot de remerciement ou un message aux donateurs de la Fondation qui rendent ce type d’initiative possible ?

Je tiens à remercier sincèrement les donateurs de la Fondation des Ponts, grâce à qui ce type d’initiative peut exister. Cette expérience m’a beaucoup apporté, autant sur le plan personnel qu’académique, et a renforcé mon envie de contribuer à des projets à impact concret. Merci pour votre confiance et votre soutien.

Mathieu TANRÉ

Lauréat du prix d'encouragement à l'entrepreneuriat 2025

1- Pouvez-vous nous parler de votre parcours académique à l’École nationale des ponts et chaussées ? Qu’est-ce qui vous a conduit à choisir cette école et comment votre formation a-t-elle nourri votre projet entrepreneurial ?

J’ai choisi l’École des Ponts pour son excellence académique et son approche multidisciplinaire, idéale pour appréhender les défis complexes d’aujourd’hui.
Mon cursus, orienté vers l’ingénierie et l’innovation, m’a apporté un bagage technique solide et une vision systémique.
L’écosystème de l’école, tourné vers l’action et les enjeux de transition, a été un véritable catalyseur : c’est en confrontant la théorie à des cas concrets lors de mes projets d’études que l’idée de ma start-up a émergé et a pu se structurer.

2- Pouvez-vous nous parler un peu de vous ? (vos centres d’intérêt, ce que vous aimez faire en dehors des études, un hobby, une passion…)

En dehors de mes activités académiques et de mon projet, je suis un grand passionné de cinéma et de voyages. Le septième art nourrit mon imagination et ma créativité en m’exposant en permanence à de nouvelles visions du monde et façons de raconter des histoires.
Quant aux voyages, ils sont pour moi l’occasion d’aller à la rencontre d’autres cultures, de développer ma capacité d’adaptation et de sortir de ma zone de confort. Ces deux passions me permettent de cultiver une curiosité et une ouverture d’esprit qui me sont indispensables au quotidien pour entreprendre et innover.

3- Comment est né votre projet entrepreneurial ? Qu’est-ce qui a été le déclic pour vous lancer ?

Le projet Oratis est né de nombreuses discussions avec mon ami Hamza, qui est aujourd’hui mon associé. Le véritable déclic a été la prise de conscience de la puissance de notre complémentarité. En alliant son expertise terrain de commercial et mes compétences techniques en ingénierie, nous avions toutes les cartes en main pour concevoir un produit pertinent et le confronter rapidement au marché. C’est cette synergie qui nous a convaincus de franchir le pas ensemble.

4- En quoi votre projet s’inscrit-il dans les thématiques de l’École des Ponts ou apporte-t-il une dimension innovante particulière ?

Oratis s’inscrit pleinement dans les enjeux de transition numérique et de modélisation, des thématiques chères à l’École des Ponts. Notre innovation repose sur l’intégration poussée de l’intelligence artificielle pour résoudre des problèmes métiers concrets. La rigueur analytique et l’approche systémique enseignées à l’école nous ont permis de concevoir une solution technologique robuste, capable de traiter des flux d’informations complexes tout en restant accessible pour l’utilisateur final.

5- Quelles ont été les premières étapes concrètes du développement de votre projet ?

La première étape a été d’étudier le marché pour valider l’existence d’un vrai besoin commercial. Très vite, nous sommes passés au prototypage en développant un MVP (Minimum Viable Product) afin de tester nos hypothèses techniques. En parallèle, nous avons structuré notre binôme, déposé les statuts et cherché nos premiers soutiens de l’écosystème, ce qui nous a menés à candidater au Prix VINCI et à préparer notre déploiement lors d’événements comme le salon Slush.

6- Comment avez-vous entendu parler du prix d’encouragement à l’entrepreneuriat des Ponts et qu’est-ce qui vous a motivé à candidater ?

J’en ai entendu parler dès mon arrivée à l’école, notamment grâce aux communications de Charlotte Engrand.
J’y ai participé car c’est toujours intéressant d’avoir les retours de personnes expérimentées, pour affiner son projet et progresser.

7- Quel prix avez-vous gagné ?

Le prix Vinci.

8- Comment avez-vous vécu votre participation à l’évènement Slush à Helsinki, et qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans cette expérience ?

J’ai vécu cette participation comme une opportunité stratégique unique et j’ai fait le choix d’adopter une démarche extrêmement proactive. Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’effervescence de l’écosystème tech européen et l’accessibilité des acteurs de haut niveau. J’ai été particulièrement inspiré par la qualité des échanges lors des conférences animées par des fondateurs de grandes entreprises technologiques et de licornes (comme Bolt ou Apollo). L’intensité de l’événement m’a poussé à sortir de ma zone de confort et à multiplier les rencontres de manière très autonome.

9- Quel(s) effet(s) concret(s) la participation à cet événement a eu sur votre activité ou vos perspectives (croissance, nouveaux clients, levée de fonds, visibilité…) ?

Les retombées ont été extrêmement positives et structurantes pour la suite de mon parcours. Mon choix de privilégier un réseautage intensif m’a permis d’enchaîner les sessions de « speed dating » avec de nombreux investisseurs et fonds de Venture Capital. Ces contacts précieux ont agi comme un véritable propulseur : ils m’ont aidé à bâtir et affiner le projet Oratis. Aujourd’hui, l’impact est très concret puisque notre solution affiche d’excellents résultats de croissance et génère déjà ses propres revenus.

10- Y a-t-il un moment clé depuis le lancement du projet dont vous êtes particulièrement fier(e) ?

Le moment dont je suis le plus fier est sans doute le passage de notre statut de « projet » à celui d’entreprise créatrice d’emplois. Réussir à recruter nos deux premiers ingénieurs en CDI a été une étape particulièrement gratifiante. Cela a concrétisé notre vision et prouvé que l’intuition que nous avions eue avec Hamza répondait à un véritable besoin du marché. C’est une grande fierté de voir aujourd’hui une équipe se fédérer et s’épanouir autour d’Oratis.

11- Où en est votre projet entrepreneurial aujourd’hui ?

Aujourd’hui, Oratis a franchi un cap majeur en atteignant la rentabilité. Nous sommes passés du statut de projet en amorçage à celui de véritable entreprise structurée. Notre équipe compte désormais 5 personnes au total, avec notamment l’intégration récente de deux ingénieurs en CDI pour consolider notre produit, et d’une alternante dédiée au développement de nos ventes. Nous avons un modèle économique validé et une base extrêmement solide pour accélérer notre croissance.

12- Quelles sont les prochaines grandes étapes pour votre projet ?

Notre ambition à court terme est de franchir le cap du million d’euros de chiffre d’affaires d’ici l’année prochaine. Pour atteindre cet objectif, notre prochaine grande étape est le déploiement à l’international. C’est un chantier sur lequel nous sommes déjà mobilisés avec notre équipe commerciale. L’enjeu sera de réussir à exporter notre technologie et notre savoir-faire sur de nouveaux marchés, tout en maintenant notre rentabilité et notre excellence technique.

13- Que représente pour vous le fait d’avoir été soutenu par la Fondation des Ponts et le réseau des anciens ?

Recevoir le soutien de la Fondation et du réseau des anciens représente infiniment plus qu’une aide logistique ou financière : c’est avant tout un formidable gage de confiance. Savoir que des diplômés, qui ont partagé les mêmes exigences et les mêmes bancs que moi, croient en mon projet est un moteur incroyable. Dans les moments de doute inhérents à la création d’entreprise, sentir que l’on appartient à une communauté solide et bienveillante, prête à faire la courte échelle aux nouvelles générations, donne une force inestimable pour ne rien lâcher.

14- Souhaitez-vous adresser un message aux donateurs qui permettent à ce dispositif de voir le jour et de se poursuivre ?

Je tiens à vous adresser ma plus profonde et sincère gratitude. En soutenant la Fondation, vous offrez bien plus que des ressources : vous donnez à de jeunes ingénieurs le courage d’oser. Vos dons ont un impact humain bien réel. Si Oratis est aujourd’hui une entreprise qui grandit et fait vivre cinq personnes, c’est parce qu’à nos tout débuts, vous avez cru en notre potentiel et rendu cette aventure possible. Mon vœu le plus cher aujourd’hui, à mesure que notre projet franchit de nouveaux caps, est de pouvoir très prochainement passer de l’autre côté. J’espère rejoindre bientôt vos rangs en tant que donateur, pour avoir le privilège de tendre la main, à mon tour, aux futurs entrepreneurs de notre École.

Aurore NGAU

Bénéficiaire de la bourse Jacques Coiffard 2025

1- Pouvez-vous nous parler un peu de vous ? (vos centres d’intérêt, ce que vous aimez faire en dehors des études, un hobby, une passion…)

En dehors de mes études, j’aime beaucoup faire du sport et en particulier du rugby, que je pratique plusieurs fois par semaine. J’aime beaucoup voyager, rencontrer de nouvelles personnes et apprendre de nouvelles langues.

2- Pouvez-vous nous raconter votre parcours académique et professionnel jusqu’à présent, et ce qui vous a inspirée dans vos choix ?

À la fin du lycée, je suis allée en classe préparatoire à Saint-Louis à Paris, puis, à l’issue des concours Mines-Ponts, j’ai obtenu l’École nationale des ponts et chaussées. Au cours de la formation de première année, j’étais surtout intéressée par les cours de physique, mais je voulais également garder un aspect pluridisciplinaire. J’ai donc choisi un cursus GCC VET en 2e année. À l’issue de cette année, j’ai été particulièrement inspirée par mes cours suivis en ingénierie de la production d’énergie. Lors de mon année de stages longs, j’ai effectué un stage long chez un développeur de barrages hydroélectriques au fil de l’eau et un stage long sur le chantier de la plus grande station de traitement d’eau du Cambodge à Phnom Penh. Ces expériences ont renforcé mon envie de travailler sur des projets d’infrastructures énergétiques ou de traitement. Lors de ma dernière année, j’ai suivi les cours du master TET (Transition énergétique et territoires) aux Ponts, puis j’ai effectué mon second semestre en Chine à l’Université de Tongji à Shanghai en ingénierie environnementale. En effet, la Chine m’intéressait particulièrement par sa capacité de déploiement de projets de grande envergure en ingénierie et il me semble qu’il est important, dans notre monde actuel, de comprendre le fonctionnement de ce leader en matière d’ingénierie, mais également d’un point de vue culturel.

3- Comment avez-vous découvert l’École nationale des ponts et chaussées et qu’est-ce qui vous a donné envie de la rejoindre ?

Je connaissais déjà cette école avant d’entrer en prépa par sa réputation et sa renommée. Au moment des concours, j’ai essayé de performer du mieux possible sur chaque banque de concours et, au moment des résultats, je me suis intéressée plus en détail à ce que les différentes écoles que je pouvais potentiellement avoir proposaient. Ce que j’ai aimé à l’ENPC, c’est la grande diversité des départements et des masters qui existaient. Comme, à l’issue de la prépa, je ne savais pas encore vers quel secteur me diriger, cela m’a permis d’être plus sereine quant au choix de l’École. Par ailleurs, à travers ses différents départements et masters, l’École des Ponts met la transition énergétique et environnementale au centre de la formation, sujet qui me tient particulièrement à cœur et qui est, à mes yeux, un sujet nécessaire.

4- Pour quelle formation ou quel projet à l’étranger avez-vous eu la chance de bénéficier de la bourse Jacques Coiffard ?

J’ai eu la chance de bénéficier de la bourse Coiffard pour mon projet de semestre à l’étranger à l’Université de Tongji en Chine, en ingénierie environnementale.

5- Pourriez-vous partager votre expérience à l’étranger : missions, projets, stages ou collaborations qui vous ont marquée ?

J’ai découvert la Chine à travers cette expérience. Vivre à Shanghai était une expérience assez unique, car il faut en effet, au début, un temps d’adaptation pour comprendre comment fonctionne le pays, qui est très différent du mode de vie français, rien que pour les paiements et autres choses du quotidien. Il était très intéressant de voir comment toute la société est organisée au vu de sa population, comment les flux sont gérés, que ce soit au niveau des transports ou des visites de lieux. Bien que je m’y attendais un peu, j’étais surprise du contrôle permanent et du nombre de caméras de surveillance et de dispositifs d’enregistrement (jusqu’à deux caméras dans les salles de classe), des contrôles possibles de personnes de l’administration dans les chambres de dortoirs, de la prise des empreintes biométriques pour l’émargement, etc. Cependant, je fus agréablement surprise de la prise en compte des problèmes environnementaux et de la conscience écologique des Chinois que j’ai pu rencontrer, qui est plus grande que ce que l’on peut voir dans les médias occidentaux. Par ailleurs, bien que le mix électrique soit majoritairement au charbon, la Chine a réussi sa transition du parc automobile vers l’électrique et, dans les grandes villes, la plupart des personnes se déplacent à vélo ou en transports en commun. Encore une fois, tous les systèmes sont très optimisés et se déplacer à vélo avec un système de vélos partagés est d’une facilité déconcertante. Le même système est disponible dans toutes les villes majeures chinoises. D’un point de vue académique, ma classe était composée majoritairement de fonctionnaires travaillant dans les ministères de l’Environnement de différents pays partenaires de la Chine (beaucoup de pays africains de la « nouvelle route de la soie », Iran, Bangladesh, Maurice, Cambodge, Malaisie et même Corée du Nord) et qui suivaient ces cours comme une sorte de MBA. J’ai donc été amenée à travailler avec des personnes de nationalités que l’on trouve plus rarement en France et c’était une opportunité unique de croiser les points de vue sur les questions climatiques. De plus, comme la majorité de mes camarades étaient en poste dans des ministères dans leur pays respectif, ils avaient une vision plus réaliste des enjeux et de ce que les gouvernements pouvaient mettre en place comme projets et mesures concrètes à l’échelle d’un pays.

6- Quelles compétences ou connaissances avez-vous pu développer grâce à cette expérience internationale ?

Mon échange m’a permis de progresser réellement en chinois mandarin et ce fut très agréable, à la fin du semestre, de pouvoir tenir de vraies conversations avec les différentes personnes que je rencontrais. En effet, cela permet de mieux comprendre le pays que d’être capable d’échanger avec les locaux. Cela est la compétence majeure que je tire de cette expérience. Par ailleurs, j’ai pu faire de nombreuses rencontres qui ont toutes été très riches et je dirais que les échanges ou les rencontres que j’ai pu faire m’ont plus appris que les cours en eux-mêmes, qui étaient assez classiques et assez peu approfondis. Par ailleurs, j’ai eu l’occasion de me lier d’amitié avec des étudiants chinois et il était très intéressant de voir leurs points de vue sur de nombreux sujets et de découvrir la culture de leur pays grâce à eux.

7- En quoi la bourse Jacques Coiffard a-t-elle facilité votre parcours ? Que pensez-vous que vous auriez fait différemment sans ce soutien ?

Cette expérience était très riche et était juxtaposée à mon dernier semestre de scolarité. Sans le soutien de la bourse Coiffard, il aurait été beaucoup plus compliqué d’assumer financièrement ce semestre supplémentaire.

8- Quels bénéfices concrets retirez-vous de cette aide, que ce soit sur le plan académique, professionnel ou personnel ?

Cette bourse m’a permis de réaliser ce semestre dans les meilleures conditions, sans avoir de blocage financier outre mesure, enlevant ainsi un poids.

9- L’enseignement et les opportunités de l’École nationale des ponts et chaussées ont-ils répondu à vos attentes ?

Oui.

10- Avez-vous un souvenir marquant, une anecdote ou une réussite dont vous êtes particulièrement fière pendant votre passage à l’École ?

Je n’ai pas une anecdote précise en tête dans l’immédiat, mais je suis particulièrement fière d’avoir trouvé ma voie et le secteur qui me plaît grâce à l’École et à son accompagnement. J’ai également eu beaucoup d’opportunités, que ce soit pour les stages, les conférences et les rencontres, qui m’ont petit à petit aidée à m’affirmer et à grandir.

11- Où en êtes-vous dans vos projets professionnels et/ou académiques ?

Je viens de rentrer de Chine et je vais commencer mon PFE fin août chez EDF Systèmes Énergétiques Insulaires en Corse, à Ajaccio, sur le projet de l’ajout d’une STEP (station de transfert d’énergie par pompage) au barrage existant de Lugo di Nazza – Ghisoni. À l’issue de ce stage, j’aimerais, si possible, rester en CDI chez EDF.

12- Quel conseil chaleureux donneriez-vous aux futurs étudiants qui souhaitent postuler pour une bourse Jacques Coiffard ?

N’hésite surtout pas à postuler à la bourse Coiffard ! Elle te permettra sans doute de lever un frein financier pour vivre une expérience très enrichissante à l’étranger, tant d’un point de vue personnel qu’académique.

13- Le soutien dont vous avez bénéficié est rendu possible grâce à nos donateurs. Auriez-vous un message à leur adresser ?

Je remercie très chaleureusement les donateurs. Grâce à vous, beaucoup de jeunes réalisent leurs rêves et grandissent grâce à ces expériences à l’étranger.

Saida EL HARCHE

Bénéficiaire de la bourse d'excellence de la Fondation

1- Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? (origine, ville/pays, centres d’intérêt, hobbies, passions, vie personnelle avant d’arriver en France)

Je m’appelle Saida, je suis marocaine et je viens de Casablanca. J’ai grandi dans cette ville où j’ai effectué mes classes préparatoires avant d’intégrer l’École Hassania des Travaux Publics. Mon parcours a toujours été guidé par la curiosité, l’envie d’apprendre et le dépassement de soi. Après avoir été classée parmi les premiers de ma promotion, j’ai eu l’opportunité d’intégrer l’École nationale des ponts et chaussées, une école prestigieuse dont je n’aurais jamais imaginé pouvoir faire partie un jour. Cette admission a représenté pour moi une grande fierté et un véritable tournant dans mon parcours, car elle m’a permis de découvrir un nouvel environnement, de relever de nouveaux défis et de m’ouvrir à de nouvelles perspectives.
Depuis mon enfance, je suis passionnée par les arts plastiques, une activité qui m’a toujours permis de développer ma créativité, ma sensibilité et ma capacité à voir les choses sous différents angles. En arrivant en France, j’ai été particulièrement touchée par la place accordée à l’art et à la culture dans la vie quotidienne. Cela m’a permis de retrouver cette passion dans un nouvel environnement et de continuer à nourrir cette partie créative de ma personnalité.
Au-delà de mes études, j’aime découvrir de nouvelles cultures, rencontrer de nouvelles personnes et apprendre à travers chaque expérience. Mon arrivée en France a été une étape importante de mon parcours, qui m’a permis de grandir aussi bien sur le plan académique que personnel.

2- Pouvez-vous nous raconter votre parcours académique jusqu’à aujourd’hui et les étapes qui vous ont menée à étudier l’ingénierie ?

Je m’appelle Saida, je viens de Casablanca, au Maroc. Après un baccalauréat en sciences mathématiques, j’ai intégré les classes préparatoires, une expérience qui m’a appris la rigueur et le goût du dépassement de soi. J’ai ensuite rejoint l’École Hassania des Travaux Publics en Génie Logistique et Transport, où j’ai découvert mon intérêt pour l’optimisation et l’amélioration des systèmes. Aujourd’hui, je poursuis mon parcours en Génie Industriel à l’École nationale des ponts et chaussées, avec l’envie de continuer à apprendre et à relever de nouveaux défis.

3- Qu’est-ce qui vous a motivée à venir étudier à l’École nationale des ponts et chaussées et qu’espériez-vous découvrir ou apprendre en venant en France ?

Intégrer l’École nationale des ponts et chaussées a été une grande fierté pour moi. C’est une école prestigieuse que je n’aurais jamais imaginé pouvoir rejoindre quelques années auparavant. Je suis venue en France pour évoluer dans un environnement d’excellence, découvrir de nouvelles méthodes de travail et rencontrer des personnes aux parcours différents. Cette expérience m’a permis de grandir autant sur le plan académique que personnel.

4- Comment votre parcours et votre pays d’origine ont-ils influencé votre choix de venir étudier en France ?

Mon parcours au Maroc a construit les bases de la personne que je suis aujourd’hui. Casablanca, mes classes préparatoires et mon passage à l’École Hassania m’ont transmis le goût de l’effort et de la persévérance. La France représentait pour moi une opportunité d’ouverture, de découverte et de développement, tout en continuant à porter avec moi les valeurs acquises dans mon pays d’origine.

5- Pour quel programme, diplôme ou formation avez-vous bénéficié de la bourse d’excellence ? (lieu, dates, cursus)

Diplôme d’ingénieur en génie industriel.

6- Comment s’est déroulée votre expérience ici, tant sur le plan académique que personnel ? (projets, stages, collaborations, vie quotidienne)

Mon expérience en France a été une aventure très riche, mais elle n’a pas toujours été facile. Mon arrivée a été marquée par une période d’incertitude : je pensais pouvoir bénéficier d’une bourse qui m’aurait permis de m’installer plus sereinement, mais cela n’a finalement pas été le cas. Je me suis retrouvée dans une situation difficile, avec beaucoup de pression, car je devais poursuivre mes études dans une grande école tout en trouvant des solutions pour financer mon quotidien et ma scolarité.
Malgré ces difficultés, j’ai choisi de continuer à avancer. J’ai appris à être plus autonome, à chercher des solutions et à ne pas abandonner face aux obstacles. J’ai eu la chance de rencontrer des personnes bienveillantes qui m’ont soutenue, notamment Monsieur Emmanuel Simantov, dont l’aide et l’écoute ont énormément compté pour moi.
Sur le plan académique, cette expérience m’a permis d’évoluer dans un environnement d’excellence, de travailler sur des projets stimulants et de découvrir une nouvelle façon d’apprendre et de collaborer. Cette aventure m’a beaucoup transformée, aussi bien en tant qu’étudiante qu’en tant que personne. Et maintenant, je vais faire un stage au sein de Christian Dior.

7- Quelles compétences, connaissances ou qualités nouvelles avez-vous développées grâce à cette expérience internationale ?

Cette expérience m’a appris des choses qui vont bien au-delà des connaissances académiques. Elle m’a appris la résilience, la patience et la capacité à trouver des solutions même dans des situations difficiles.
Vivre loin de mon pays, gérer les responsabilités seule et m’adapter à un nouvel environnement m’ont permis de devenir plus autonome et plus confiante. J’ai également appris l’importance de l’entraide et de la solidarité grâce aux personnes qui m’ont accompagnée durant mon parcours.

8- Quels ont été les plus grands défis rencontrés lors de votre installation et de vos études ici, et comment les avez-vous surmontés ?

Le plus grand défi a été de commencer cette nouvelle étape sans la sécurité financière que j’espérais avoir. Les premiers mois ont été particulièrement difficiles, car je ressentais une grande pression et je me demandais parfois si j’allais réussir à continuer mon parcours en France.
À un moment, j’ai même pensé à rentrer au Maroc, car la situation me paraissait trop compliquée. Mais j’ai décidé de m’accrocher et de chercher des solutions. J’ai rencontré Monsieur Emmanuel Simantov, qui m’a beaucoup aidée et soutenue dans cette période. Son accompagnement a été précieux et je n’oublierai jamais son geste.
J’ai également essayé de trouver un stage court afin de pouvoir bénéficier d’une aide financière pour ma dernière année, mais je n’ai malheureusement trouvé que des stages longs. Même si cette situation reste un défi, cette expérience m’a appris qu’avec de la détermination et du soutien, il est possible de surmonter des moments difficiles.

9- Y a-t-il une anecdote ou un moment particulier de votre séjour que vous aimeriez partager ?

Je n’en ai aucune en tête pour l’instant.

10- En quoi la bourse d’excellence a-t-elle facilité votre parcours ou rendu possible votre séjour en France ?

La bourse d’excellence a représenté pour moi un véritable soulagement et une grande source de motivation. Elle m’a permis de poursuivre mes études en France dans de meilleures conditions, avec moins d’inquiétudes financières et davantage de sérénité pour me concentrer sur mon parcours académique.
Au-delà de l’aide financière, cette bourse a été une reconnaissance de mes efforts et de mon parcours. Elle m’a donné confiance et m’a rappelé que le travail et la persévérance peuvent ouvrir de belles opportunités.

11- Si vous n’aviez pas reçu cette bourse, quelles alternatives auriez-vous envisagées pour financer vos études et votre mobilité ?

Sans cette bourse, continuer mes études en France aurait été extrêmement difficile. J’aurais probablement dû cumuler plusieurs emplois étudiants en parallèle de mes études pour pouvoir financer mon quotidien et ma scolarité.
Même si j’aurais fait tout mon possible pour ne pas abandonner mon projet, cela aurait été une situation très difficile, car concilier une formation exigeante dans une grande école avec de nombreuses heures de travail aurait forcément eu un impact sur mon temps d’étude et mon équilibre personnel. Cette bourse m’a donc permis de vivre mon expérience en France avec plus de sérénité et de me consacrer pleinement à mes objectifs.

12- Avez-vous reçu d’autres formes de soutien (mentorat, parrainage, accompagnement par l’école) qui vous ont aidée dans votre parcours ?

Oui, j’ai eu la chance de bénéficier du soutien de personnes qui ont beaucoup compté dans mon parcours. Je pense notamment à Monsieur Emmanuel Simantov, qui m’a accompagnée dans une période particulièrement difficile de mon arrivée en France. Son écoute, ses conseils et son aide ont été précieux pour moi, et je lui en serai toujours reconnaissante.
J’ai également pu compter sur l’environnement de l’École nationale des ponts et chaussées, qui m’a permis d’évoluer dans un cadre bienveillant et stimulant. Ces soutiens m’ont rappelé que derrière une réussite académique, il y a aussi des rencontres humaines qui peuvent faire toute la différence.

13- Quels sont vos projets après votre formation ?

Après ma formation, je souhaite commencer ma carrière dans un grand cabinet de conseil afin de continuer à apprendre, relever des défis variés et mettre mes compétences d’ingénieure au service de projets ayant un réel impact. J’aimerais évoluer dans un environnement stimulant, au contact de personnes aux parcours différents, et continuer à développer ma vision internationale.
À plus long terme, je souhaite également poursuivre un doctorat afin d’approfondir mes connaissances dans un domaine qui me passionne et contribuer, à mon échelle, à la recherche et à l’innovation.

14- Le soutien dont vous avez bénéficié est rendu possible grâce à la générosité de nos donateurs. Auriez-vous un message à leur adresser ?

Je voudrais leur adresser mes plus sincères remerciements. Leur soutien représente bien plus qu’une aide financière : c’est une véritable opportunité qui permet à des étudiants comme moi de poursuivre leurs rêves et de se concentrer pleinement sur leurs études.
Lorsque l’on arrive dans un nouveau pays avec de grandes ambitions, mais aussi beaucoup d’incertitudes, savoir que des personnes croient en notre potentiel est une source de motivation immense. Grâce à leur générosité, j’ai pu continuer mon parcours avec plus de sérénité et avancer vers mes objectifs.
Je leur suis profondément reconnaissante, et j’espère un jour pouvoir, à mon tour, aider d’autres étudiants et transmettre cette solidarité dont j’ai moi-même bénéficié.

Bénéficiaires 2024

Yassine GUENNOUNI-ASSIMI

Parrain d’un élève du programme Ambition Grandes Écoles 2024

« Être parrain, c’est un peu comme passer le relais. »
C’est l’impression que j’ai quand je raconte mon expérience de parrain pour un élève du programme Ambition Grandes Écoles. Je m’appelle Yassine Guennouni – Assimi, franco-marocain, et j’ai passé toute ma vie au Maroc avant de venir étudier en France. Après une prépa à Nancy, j’ai intégré l’École des Ponts. Les maths ont rythmé mes journées : des maths, encore des maths… toujours des maths.

Une arrivée en France pleine de défis
Vivre en France de manière continue, loin de ma famille et de mes amis, a été une vraie épreuve. Avant, je venais seulement en vacances, et bien que je connaissais la culture française grâce à mon père et aux professeurs français du lycée marocain, il a fallu apprendre à gérer ma vie seul. En prépa, la plupart des élèves venaient des environs, et mes problématiques étaient différentes : il a fallu m’adapter rapidement et devenir indépendant.

Trouver sa place en prépa et à l’École des Ponts
Au début, il n’y avait ni internat, ni réseau d’amis immédiat. Il a fallu construire de nouvelles routines et s’adapter à un rythme de travail intense. À l’École des Ponts, j’ai trouvé l’opportunité de m’investir dans des projets plus solidaires : maraudes, tutorat d’élèves du programme Ambition Grandes Écoles, projet de construction de classes au Sénégal… C’est là que j’ai choisi de devenir parrain.

Accompagner un élève, c’est beaucoup plus que lui faire réviser les maths
Mon rôle avec mon filleul, du lycée François 1er à Fontainebleau, consistait à l’aider à développer sa confiance et ses compétences académiques, au-delà des matières scientifiques. Chaque semaine, nous travaillions deux à trois heures en visio : français, anglais, maths, culture générale… L’objectif était de lui montrer qu’un élève de prépa de province pouvait réussir, à condition d’avoir l’accompagnement nécessaire. Petit à petit, j’ai vu sa confiance et ses notes progresser, notamment en français.

Le programme Ambition Grandes Écoles : un tremplin indispensable
Le soutien financier et académique offert par ce programme change véritablement la donne. Les élèves peuvent postuler à des écoles qu’ils n’auraient pas envisagées autrement et bénéficier de conseils précieux sur la préparation aux concours. Pour moi, ce programme incarne l’égalité des chances : il permet à des jeunes issus de milieux moins favorisés de s’ouvrir à des perspectives qu’ils n’auraient pas forcément envisagées.

Un enrichissement personnel pour le parrain
Être parrain m’a permis d’apprendre à communiquer, à expliquer, à être pédagogue et organisé. C’est un vrai enrichissement humain : on se rend compte de l’importance de l’accompagnement et de la transmission. Le voir progresser et réussir, même modestement, est extrêmement gratifiant et conforte mon envie de poursuivre un métier où je peux aider les autres.

Remercier ceux qui rendent tout cela possible
Le programme est financé par les donateurs de la Fondation des Ponts. Leur soutien permet de réaliser des actions importantes pour une société plus juste. Historiquement, cette école et ses ingénieurs œuvrent pour le bien commun : créer de meilleures infrastructures, réguler les territoires, relier efficacement les zones excentrées. Le pont, symbole de l’école, relie deux territoires éloignés ; c’est un peu la même chose avec ce programme : il relie des jeunes de milieux moins favorisés à des écoles d’excellence. Soutenir un programme comme celui-ci, c’est comme une version 2.0 de cet héritage. Et si l’on a vécu un parcours similaire, parfois difficile en prépa, cela revient simplement à aider quelqu’un qui était exactement dans la même situation que nous.

Nicolás VELÁSQUEZ MEJÍA

Bourse d’excellence 2024

Nicolás Velásquez Mejía, prépare un diplôme d’ingénieur (Département Génie Civil et Construction – programme Aménagement et Infrastructures), de nationalité colombienne, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

1- Peux-tu nous parler de ton parcours personnel ?

Je suis un étudiant colombien ayant étudié le génie civil en Colombie, avec un minor en finances. J’ai toujours vécu en Colombie et je n’avais jamais visité l’Europe, mais c’était l’un de mes rêves depuis le lycée. Avant d’obtenir mon baccalauréat, je recherchais des bourses pour faire mes études à l’étranger, car ce n’était pas possible en raison de contraintes financières.
J’ai donc commencé mes études à l’Universidad EIA (ancienne Escuela de Ingeniería de Antioquia), où j’ai découvert l’opportunité de faire un double diplôme. Dès mon premier semestre, j’ai décidé de préparer ce projet avec l’École des Ponts. En septième semestre, j’ai réussi le concours international de ParisTech et, à la fin de mon neuvième semestre, je suis arrivé à Paris.

2- Comment ton parcours scolaire t’a-t-il mené à l’École des Ponts ?

En Colombie, j’étais parmi les meilleurs élèves de ma promotion. Je ne parlais pas français, donc j’ai dû investir du temps pour l’apprendre. Parallèlement au génie civil, je m’intéressais beaucoup à la finance, et je suivais chaque semestre un ou deux cours supplémentaires dans ce domaine.
Cumuler les cours de génie civil, le français et la finance était exigeant en termes d’emploi du temps, mais cet effort a porté ses fruits. Ma famille m’a toujours soutenu moralement, mais n’avait pas les moyens financiers pour m’envoyer à l’étranger. Pour financer mes études dans une université privée en Colombie, j’ai obtenu une bourse partielle de la mairie, en contrepartie de 80 heures de service social à réaliser chaque semestre pendant les vacances.

3- Pourquoi as-tu choisi l’École des Ponts parmi d’autres établissements ?

En consultant la liste des écoles partenaires de mon université, j’ai vu que l’École des Ponts était la meilleure option : c’est la première école à avoir proposé un programme de génie civil au monde. La responsable des relations internationales de mon université me l’a fortement recommandée.
En me renseignant, j’ai découvert que ses diplômés bénéficient d’une excellente réputation et que l’école compte parmi ses anciens élèves des prix Nobel, de grands chercheurs et des PDG. Je voulais également suivre un programme en français pour améliorer mon niveau de langue.

4- Comment décrirais-tu ton expérience depuis ton arrivée à l’École des Ponts ?

C’est une expérience extrêmement enrichissante. J’ai rencontré des personnes venant du monde entier, découvert la culture française et bénéficié de la rigueur scientifique et technique de l’école.
Cela a été le plus grand défi de ma vie : vivre seul, être responsable de moi-même, m’exprimer dans une langue que je ne maîtrise pas encore parfaitement, suivre des cours exigeants dans un pays où je ne connaissais personne, et combler des lacunes dans certaines matières non enseignées en Colombie (par exemple la mécanique des milieux continus ou les équations différentielles partielles). Mon premier an aux Ponts a été difficile mais il m’a profondément transformé, tant sur le plan académique que personnel.

5- Quelle filière as-tu choisie et pourquoi ?

J’ai choisi le département Génie Civil et Construction en raison de la réputation des ingénieurs civils formés par cette école. Toutefois, je ne voulais pas avoir un profil exclusivement orienté vers le calcul. Parmi les parcours proposés, j’ai donc opté pour le programme Aménagement et Infrastructures, qui combine le génie civil et l’aménagement.
Grâce aux cours d’aménagement, j’ai appris à comprendre le fonctionnement des villes et à appréhender l’économie qui s’y applique, notamment à travers des enseignements en économie des transports, économie de l’aménagement, politiques territoriales et finances locales.
En parallèle, les cours de génie civil m’ont permis d’approfondir mes connaissances en infrastructures et en conception. Ces cours se sont révélés plus difficiles, en raison de leur approche très orientée vers la recherche et de leur densité. Par exemple, en Colombie, l’apprentissage de la classification des sols en mécanique des sols se faisait sur 4 ou 5 cours ; ici, à l’École, le sujet est traité en moins d’un cours. Cette méthodologie incite fortement à l’auto-apprentissage.

6- Quels ont été les moments les plus marquants ou les plus gratifiants de ton parcours ici ?

J’ai particulièrement apprécié le cours Projet de Département, où nous devions former une équipe et résoudre un problème réel rencontré par une entreprise. J’étais le chef d’un groupe composé de personnes de différentes nationalités, et nous avons travaillé sur l’optimisation des arrivées et départs de taxis à l’aéroport Charles-de-Gaulle pour l’entreprise de conseil Sopra Steria.
Malgré la difficulté technique du projet, qui nécessitait beaucoup de programmation alors qu’aucun d’entre nous n’était issu du département informatique, nous avons réussi à leur proposer une solution pertinente.

7- Comment as-tu entendu parler de la Fondation des Ponts et des aides financières disponibles ?

La responsable des relations internationales de mon université en Colombie m’avait mentionné qu’il existait un programme de bourses aux Ponts, mais elle n’en connaissait pas les détails.
C’est lors de la visite d’Emmanuel Simantov (responsable des relations internationales des Ponts) dans mon université que j’ai pu échanger avec lui et découvrir ce programme d’aides financières. Par la suite, lorsque j’ai été admis, il est revenu nous présenter ce dispositif, grâce auquel, moi et plusieurs autres étudiants, avons pu rejoindre l’École.

8- Qu’est-ce qui t’a convaincu de postuler pour une aide financière ?

Pour ma famille et moi, il était impossible de financer mes études à l’étranger sans soutien économique. Après avoir exploré toutes les options possibles (m’endetter, demander d’autres aides ou renoncer à mon projet) et avoir candidaté à d’autres bourses, j’ai soumis ma demande à la Fondation des Ponts, qui m’a permis de concrétiser ce projet académique.

9- Comment la Fondation a-t-elle eu un impact concret sur ta vie académique et personnelle ?

Sans votre aide financière, j’aurais dû occuper un emploi étudiant en parallèle de mes études. Emmanuel Simantov m’avait pourtant fortement déconseillé de le faire, compte tenu de la charge de travail aux Ponts.
Je pensais que mes études seraient plus faciles car j’avais déjà étudié le génie civil en Colombie, mais l’approche ici est très différente et exigeante. Si j’avais dû travailler en même temps, il est probable que j’aurais dû abandonner mes études à cause du stress et de la surcharge.

10- As-tu reçu d'autres soutiens au delà de l'aspect financier ?

Oui, je me suis inscrit au programme de parrainage proposé par Ponts Alumni et j’ai eu la chance de trouver une marraine qui a véritablement changé ma vie.
Grâce à elle et à Ponts Alumni, j’effectue actuellement mon stage de césure chez VINCI Concessions. Ce qui me passionne le plus dans le secteur du BTP, c’est la valorisation financière et économique des projets, l’étude contractuelle, l’interaction avec des partenaires publics et privés, ainsi que l’opportunité d’analyser des projets partout dans le monde.

11- Si la Fondation n’avait pas été là, qu’aurais-tu fait pour financer tes études ?

Une première option aurait été de travailler en parallèle, mais après ma première année aux Ponts, j’ai compris que ce n’était pas envisageable. Une deuxième option aurait été de contracter un prêt, mais en Colombie les taux d’intérêt sont très élevés, et ici en France, mon profil (étudiant étranger sans revenus) aurait été considéré comme risqué par le système bancaire. La dernière option aurait été de renoncer à cette formidable opportunité.

12- Comment imagines-tu la suite de ton parcours après l’École des Ponts ?

Je suis actuellement en année de césure, au cours de laquelle je vais effectuer deux stages de six mois. Mon premier stage, chez VINCI Concessions, m’a permis de construire un profil cohérent avec mes objectifs professionnels.
Je recherche actuellement un stage dans le secteur de l’énergie, en financement de projet ou en M&A, à partir de janvier 2026. Ensuite, je prévois de postuler au Mastère Spécialisé Infrastructure Project Finance proposé par l’École en troisième année. À l’issue de ce mastère, je réaliserai un projet de fin d’études en entreprise, idéalement dans une société à dominante financière telle que Macquarie, Ardian ou AXA.
Après avoir terminé mon cursus, je souhaiterais travailler à Paris dans le financement de projets ou la gestion d’actifs réels, et envisager un MBA à l’INSEAD ou à HEC dans quelques années.

13- L'aide que tu as reçue provient de la générosité d'anciens élèves donateurs. Aurais-tu un message à leur communiquer ?

Je tiens à remercier sincèrement la Fondation des Ponts et tous les donateurs : vous avez véritablement changé ma vie et m’avez permis de réaliser l’un de mes rêves. Vous avez un impact concret sur de nombreux étudiants chaque année, en transformant nos perspectives grâce à une formation d’excellence et des liens privilégiés avec le monde professionnel. Je suis fier de faire partie d’une école aussi prestigieuse, dotée en plus d’une grande dimension humaine.
Sans vous, de nombreux étudiants comme moi n’auraient pas eu la chance de vivre les expériences exceptionnelles que nous avons connues aux Ponts. Je souhaite que d’autres étudiants internationaux puissent bénéficier des mêmes opportunités que moi ; c’est pourquoi, après quelques années de carrière, je compte rejoindre le réseau des donateurs et devenir parrain pour accompagner les futures générations.

14- Si tu devais donner un conseil à un étudiant hésitant à postuler à l’École des Ponts, que lui dirais-tu ?

Je lui dirais de ne pas hésiter : c’est à la fois l’expérience la plus difficile et la plus enrichissante de ma vie. En tant que personne, j’ai énormément évolué avant et après mon intégration aux Ponts. Je lui recommanderais de beaucoup pratiquer le français avant de venir, de réviser certains concepts parfois non enseignés dans d’autres pays (comme la mécanique des milieux continus), et de profiter du soutien disponible ici : les professeurs de français, le bureau des relations internationales, les étudiants français et la direction de l’école sont tous prêts à aider.

15- Quel conseil donnerais-tu à un étudiant qui hésite à demander une aide financière à la Fondation ?

Je lui dirais que la Fondation des Ponts est toujours très attentive au bien-être des étudiants. Si besoin, il est tout à fait légitime de demander de l’aide, et je suis sûr que la Fondation saura répondre et tendre la main.

Bénéficiaires 2022

André Ângelo VIEIRA GRILLO

Bourse d’excellence 2022

André Ângelo VIEIRA GRILLO, prépare un double diplôme d'ingénieur (Département Génie Civil et Construction) de nationalité brésilienne, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

1- Comment avez-vous connu l’École des Ponts ParisTech ? Qu’est-ce qui vous a poussé à y postuler ?

J'en ai entendu parler lors d'une conférence à mon université (Université fédérale de Minas Gerais) et j'étais très intéressé parce que je pensais que ce serait une occasion incroyable et unique d'apprendre les méthodes d'enseignement dans un autre pays et de vivre une nouvelle expérience dans un environnement que je n'avais jamais vu avant.

2- Avez-vous bénéficié du programme de parrainage des élèves étrangers par Ponts Alumni ? Si oui, que vous a-t-il apporté ?

J'en ai bénéficié, j'ai trouvé formidable d'avoir une marraine qui avait déjà étudié à l'école et à qui je pouvais parler et poser des questions sur les processus bureaucratiques et sur la manière dont elle avait fait face à certaines difficultés. Je pense que le programme devrait se poursuivre et j'envisage fortement d'y participer en tant que parrain après ma graduation, si possible.

3- Vous avez bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des Ponts, qu’est-ce que cela a changé pour vous ? Auriez-vous pu venir étudier ici sans cette aide ?

Cette bourse a été essentielle pour que je puisse étudier dans le pays. Je n'aurais pas pris le risque de quitter mon pays sans avoir la garantie de pouvoir au moins payer le loyer et la nourriture. La bourse m'a permis d'assurer ces dépenses dans les premiers mois et à la fin de ma première année d'études, lorsque je ne travaillais pas encore. Sans cette bourse, je ne serai probablement pas ici aujourd'hui.

4- L’enseignement de l’École a-t-il répondu / répond-il - à vos attentes ?

Je reconnais que certaines méthodes d'enseignement sont très différentes de celles que j'ai appris au Brésil, et la mécanique des milieux continus est l'une de celles qui m'ont le plus surpris. Mais d'une certaine manière, découvrir de nouvelles méthodes d'enseignement et la façon dont certains calculs sont effectués dans d'autres pays était quelque chose que j'espérais expérimenter pendant mon échange, et c’est donc une surprise très intéressante (bien qu'un défis).

5- Une anecdote, un souvenir marquant de votre passage à l’École ?

Mes premiers mois ont été parmi les plus mémorables. Au début, je n'avais même pas l'impression que c'était réel, et je me souviens que je me tournais parfois vers mon colocataire pour lui dire "mec, on est en France!", même après 3 mois passés ici hahaha !

6- Un conseil à donner aux futurs étudiants ?

Vivez. Vivez le pays, vivez l'école, un programme d'échange est un lieu d'étude et d'apprentissage, mais c'est aussi une occasion unique de se retrouver parmi des personnes totalement différentes, de cultures différentes, qui viennent de tout le monde. Profitez au maximum de cette expérience dès le début, et la première année est le meilleur moment pour vous faire des amis parmi ces nouvelles personnes.

7- Que pensez-vous faire / Qu’avez-vous fait - après l’École des Ponts ?

Je dois dire que je n'en suis pas encore sûr. Peut-être serai-je plus sûr à la fin de mon échange, mais l'idée de retourner en Europe et de travailler pour une entreprise (comme VINCI) avec laquelle j'ai eu des contacts est si attrayante qu'elle ressemble à un rêve. Je ne dirais pas que c'est mon seul projet, mais c’est l’un des principaux.

Mateo Ignacio SAN PEDRO

Bourse d’excellence 2022

Mateo Ignacio SAN PEDRO, diplômé ingénieur de nationalité argentine, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

1- Quel est votre parcours ?

Je suis élève ingénieur dans le département Ville Environnement et Transport. Aujourd’hui, je fais mon PFE dans une entreprise qui s’appelle Hydroneo East Africa. En Argentine, j’ai fait une formation d’ingénieur en Génie Civil.

2- Comment avez-vous connu l’École des Ponts ParisTech ? Qu’est-ce qui vous a poussé à y postuler ?

J'ai découvert l'ENPC lors d'une réunion organisée dans mon université, un an avant mon départ en France. À l'époque, je n'avais pas encore décidé de postuler, car je venais de commencer mon parcours d'ingénieur. Cependant, l'opportunité m'intéressait fortement, et je me disais que si mes résultats académiques me permettaient de candidater à l'avenir, je le ferais.

3- Avez-vous bénéficié du programme de parrainage des élèves étrangers par Ponts Alumni ? Si oui, que vous a-t-il apporté ?

Pendant ma deuxième année à l'école, j'ai sollicité un parrain Ponts Alumni et participé à plusieurs événements organisés par cette association. Cette expérience m'a permis de rencontrer d'autres étudiants internationaux et des diplômés engagés dans le programme. Mon parrain m'a apporté une aide précieuse dans ma recherche de stage, et nous échangeons régulièrement. C'était une excellente occasion de faire des liens au sein de la communauté de l'école.

4- Vous avez bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des Ponts, qu’est-ce que cela a changé pour vous ? Auriez-vous pu venir étudier ici sans cette aide ?

Cela m’a permis de ne pas demander autant d’aide économique à mes parents. Sans la bourse, il aurait été très difficile pour moi de venir étudier aux Ponts et d’être indépendant de mes parents.

5- L’enseignement de l’École a-t-il répondu à vos attentes ?

Oui, je pense que j’ai pu énormément apprendre grâce aux cours scientifiques à l’école et l’enseignement ici est très différent de celui de chez moi. Ici, c’est plus théorique et en Argentine l’enseignement est plus pratique.

6- Une anecdote, un souvenir marquant de votre passage à l’École ?

Le souvenir qui me rappelle ma routine à l’école est celui des moments des déjeuners, à midi, car j’aimais bien manger avec de la compagnie, et c’était un moment de partage entre nous.

7- Un conseil à donner aux futurs étudiants ?

Encouragez-vous à engager des conversations avec des camarades que vous ne connaissez pas encore et à surmonter la timidité. Il est important de former des liens avec des compatriotes, mais il est tout aussi crucial d’avoir des relations avec des étudiants français et ceux parlant des langues différentes de la vôtre. Cela enrichira votre expérience et favorisera une diversité culturelle et linguistique au sein de votre vie sociale à l’École.

8- Que pensez-vous faire après l’École des Ponts ?

Je dois terminer mes cours en Argentine pour avoir le double diplôme. Une fois que je termine cela, j’aimerais de retourner en France ou à un autre pays européen pour continuer mon parcours professionnel.

Pierre XISTE

Bourse Jacques Coiffard 2022

Pierre Xiste, est diplômé ingénieur (Département Génie Civil et Construction) de nationalité française, bénéficiaire d’une bourse coiffard de la Fondation des Ponts.

1- Quel est votre parcours ?

J’ai intégré l’École Nationale des Ponts et Chaussées à la suite de 3 ans de classes préparatoire PCSI-PSI. Une fois la première année marquée par le COVID 19, j’ai décidé de me spécialiser dans le génie civil et plus particulièrement un parcours géotechnique.

2- Comment avez-vous connu l’École des Ponts ParisTech ? Qu’est-ce qui vous a poussé à y postuler ?

J’ai découvert les Ponts grâce à mes amis qui m’avaient parlé de cette école. J’ai passé les oraux dans la résidence Meunier, qui allait devenir ma résidence deux mois après. De nombreux de mes amis m’ont conseillé l’école pour sa promotion plus petite, la diversité des enseignements et l’excellence académique.

3- Vous avez bénéficié d’une bourse coiffard financée par la Fondation des Ponts, qu’est-ce que cela a changé pour vous ?

Cela m’a apporté un soutien moral et financier. Avoir le soutien de la fondation permet d’enlever un poids mental énorme qui pèse sur les élèves partant aux Etats-Unis. Grace a cette bourse, je me suis senti accompagné même à plus de 10,000 km de Champs-sur-Marne…

4- L’enseignement de l’École a-t-il répondu / répond-il - à vos attentes ?

Bien entendu. Je tiens à souligner que c’est cet enseignement aux Ponts qui m’a poussé à continuer à rêver plus grand et plus loin. Grace à l’appui des professeurs, particulièrement celui de Frederic Legoll, Jean Michel Pereira et Gilles Foret que je remercie pour leurs recommandations, j’ai pu poursuivre une ambition académique à Berkeley en mêlant Génie civil et gestion de projets.

5- Une anecdote, un souvenir marquant de votre passage à l’École ?

La relation spéciale que j’ai pu former avec mes amis des Vieux Rugbyman des Ponts ! Les rencontres et les amitiés que j’ai pu me faire au sein de ce groupe de personnes m’a appris presque autant de choses que sur les bancs de l’école.

6- Un conseil à donner aux futurs étudiants ?

Appuyez-vous sur vos professeurs, apprenez à les connaitre. On se rend compte assez tard dans notre scolarité à quel point les professeurs qui nous entourent aux Ponts sont des pointures dans leur domaine et qu’ils n’attendent qu’une chose : qu’on vienne à eux pour leur poser des questions, leur demander conseils …

7- Que pensez-vous faire après l’École des Ponts ?
M’engager dans le sport, dans le rayonnement de l’école et professionnellement, travailler sur des projets de génie civil à impact social important !

Luisa GOMES SOARES LINS PEIXOTO

Bourse d’excellence 2022

Luisa GOMES SOARES LINS PEIXOTO, prépare un diplôme d'ingénieur (Département Génie Civil et Construction) de nationalité brésilienne, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

1- Quel est votre parcours ?

Je viens de l’Université Fédérale de Minas Gerais, au Brésil, où j’ai commencé à étudier le Génie Civil. Mon intérêt pour ce domaine a commencé plus tôt, au lycée, lorsque j’ai participé à une recherche sur les matériaux de construction pour développer des matériaux plus durables. Aujourd'hui, je suis dans le département de Génie Civil et Construction, et l'année prochaine je commencerai le Master Recherche imbriqué au 3eme année en Science des Matériaux pour la Construction Durable.

2- Comment avez-vous connu l’École des Ponts ParisTech ? Qu’est-ce qui vous a poussé à y postuler ?

J'ai connu l’École des Ponts grâce à une présentation de mon université d'origine concernant l’opportunité du double diplôme. J’ai postulé car c’était mon rêve d'étudier à l’étranger. Je savais que c'était une opportunité incroyable et également parce que c'était l'un des rares programmes de double diplôme de mon école offrant des bourses, ce qui était essentiel pour moi pour réaliser ce rêve.

3- Avez-vous bénéficié du programme de parrainage des élèves étrangers par Ponts Alumni ? Si oui, que vous a-t-il apporté ?

Oui. Cela a été très bénéfique pour moi ; mon parrain m’a accompagné de près et m’a aidé à m’adapter ici en France. Grâce à lui, j’ai eu l’opportunité de découvrir divers événements culturels et de m’immerger dans la vie parisienne.

4- Vous avez bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des Ponts, qu’est-ce que cela a changé pour vous ? Auriez-vous pu venir étudier ici sans cette aide ?

La bourse m'a permis d'étudier à l’École des Ponts. Sans elle, je n'aurais pas pu venir ni vivre toutes les expériences que j’ai eues ici. Sans cet échange, je n’aurais pas acquis les expériences professionnelles qui m’ont tant appris et qui ont ouvert tant de portes pour ma carrière professionnelle.

5- Une anecdote, un souvenir marquant de votre passage à l’École ?

Mon première année en France a été particulièrement marquante pour moi. C’était la première fois que je quittais le Brésil, et j’ai vécu des expériences que je n’aurais jamais imaginées. Découvrir un nouveau pays, une nouvelle culture et rencontrer des personnes de toute l’Europe a été une révélation. Cela m’a vraiment ouvert l’esprit et m’a permis de grandir tant sur le plan personnel que professionnel.

6- Un conseil à donner aux futurs étudiants ?

Mon conseil est : n’ayez pas peur d’essayer même si vous doutez de vos capacités. Je n’aurais jamais cru que je serais capable de venir dans l'une des meilleures écoles de génie civil de France, et pourtant, je suis là !

7- Que pensez-vous faire après l’École des Ponts ?
Après avoir obtenu mon diplôme d'ingénieur et mon master en matériaux l'année prochaine, je souhaite poursuivre une thèse dans le domaine des matériaux de construction durables.

Bénéficiaires 2021

Bourse d’excellence 2021

Élève ingénieur (promo 2022)

Camila Christine DOS SANTOS ANTÃO, élève ingénieur (Département Ville, Environnement et Transports – filière transports) de nationalité brésilienne, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

Comment as-tu connu l’École des Ponts ParisTech ? Qu’est-ce qui t’a poussée à y postuler ?
L’École Polytechnique de l’Université de São Paulo, mon école d’origine, possède plusieurs partenariats avec des instituts étrangers, surtout en Europe. Pour les élèves d’ingénierie civile, il est fréquent de postuler pour étudier en France et l’École des Ponts Paristech est la plus célèbre. Grâce à l’existence d’un département dédié aux études de transports de passagers, j’étais très motivée pour partir à l’étranger, pour faire une formation de Double Diplôme.

As-tu bénéficié du programme de parrainage des élèves étrangers par Ponts Alumni ?
Oui, ma marraine est espagnole et elle parle parfaitement le Français et le Portugais. Elle est jeune et elle est aussi une élève étrangère, nous avons pu partager nos expériences et j’ai été bien accueillie par elle et par les autres parrains.

Tu as bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des ponts, qu’est-ce que cela a changé pour toi ? Aurais-tu pu venir étudier ici sans cette aide ?
La bourse a changé complètement le contexte de mon départ en France et sans elle, probablement, j’aurai dû interrompre mes études à l’École des Ponts. Je viens d’une famille simple et à l’époque, il a été très difficile pour mes parents de m’aider à couvrir mes dépenses puisque les démarches, en général, sont chères (je travaillais pour économiser de l’argent, mais ma situation socioéconomique n’était pas si optimiste). Donc, l’aide financière de la Fondation des Ponts m’a permis d’avoir une expérience excellente d’échange.

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à tes attentes ?
Bien sûr. Avec la formation au sein du département VET, j’ai pu en même temps approfondir et élargir mes connaissances. Maintenant, après avoir suivi les cours de la deuxième année, je suis plus sûre de mes compétences académiques et professionnelles.

Une anecdote ou un souvenir marquant de ton passage à l’École ?
Le jour où il a neigé ! C’était la première fois que je voyais de la neige.

Un conseil à donner aux futurs étudiants ?
Une phrase qui m’a toujours poussée, c’est la suivante : « nos rêves sont la poésie de notre âme. Alors, persévérez et profitez-bien de chaque opportunité, n’arrêtez jamais de rêver. »

Que penses-tu faire après l’École des Ponts ?
À la fin de ma formation à l’École des Ponts, j’aurais besoin de revenir dans mon pays pour terminer mes études et enfin obtenir les deux diplômes. Je pense à dédier une partie de ma carrière à l’académie, parce que j’aime bien travailler comme chercheur et professeur, alors un programme de Doctorat répondrait bien à mes attentes. En tant que professionnelle, je voudrais développer des projets d’infrastructure de transports dans des pays sous-développés, surtout au Brésil. Je suis certaine qu’avec nos connaissances, nous sommes capables de changer la réalité actuelle et d’offrir aux générations prochaines des meilleures conditions de vie.

Lemane LEMANA

Bourse d’excellence 2021

Lemane LEMANA,ingénieur en génie mécanique et matériaux (promotion 2022) , bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

Comment as-tu connu l’École des Ponts ParisTech ? Qu’est-ce qui t’a poussée à y postuler ?
J’ai connu l’école des ponts grâce à la convention de double diplomation entre l’école des ponts et l’école nationale d’ingénieurs de Tunis où j’étais avant d’intégrer l’ENPC.
C’est la réputation de l’école qui m’a poussée à postuler. De plus, il y avait le fait d’avoir deux diplômes.

Avez-vous bénéficié du programme de parrainage des élèves étrangers par Ponts Alumni ? Si oui, que vous a-t-il apporté ?
J’ai bénéficier du programme, mais vu la situation sanitaire il n’y avait pas des activités et pour le début de l’année 2019-2020, mon parrain m’a envoyé un message en disant que nous pouvons fixer un rdv pour un échange, mais nous n’avons pas trouvé du temps.

Tu as bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des ponts, qu’est-ce que cela a changé pour toi ? Aurais-tu pu venir étudier ici sans cette aide ?
J’ai bénéficié de la bourse de fondation des Ponts pour l’année 2019-2020, ça m’a vraiment aidé à se concentrer sur mes études, et n’a pas avoir besoin de chercher un job étudiant.

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à tes attentes ?
L’enseignement à l’ENPC est vraiment excellent, il m’a notamment offert une opportunité pour me spécialiser dans la mécanique et matériaux au lieu du génie mécanique tout entier.

Un conseil à donner aux futurs étudiants ?
Il faut bien s’intégrer dans la vie étudiante, comme ça ils peuvent travailler beaucoup sans s’ennuyer !

Que penses-tu faire après l’École des Ponts ?
J’aimerais intégrer l’une des grandes entreprises, du domaine de l’ingénierie mécanique et matériaux.

Joseph COMPERNOLLE

Bourse Jacques Coiffard 2021

Joseph Compernolle, ingénieur en génie civil et construction (promotion 2021), bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

Quel est ton parcours ?
J’ai intégré l’Ecole des Ponts en 2018 après trois années passées en prépa au lycée Faidherbe. J’ai choisi en deuxième année de suivre le parcours GCC “génie civil et construction”. Par la suite j’ai opté pour une année de césure, passant mes six premiers mois œuvrant à la transformation digitale de l’entreprise Polygon, spécialisée dans les sauvetages après sinistres. Mon deuxième stage s’est passé au sein de Bateg – Vinci Construction, au chantier de la Tour Hekla, à Puteaux. J’ai, au cours de cette année de césure, développé un intérêt pour les langues étrangères, en particulier pour les langues latines. Cela m’a conduit à postuler pour un double-diplôme à l’étranger, après réflexion c’est l’EPUSP (Ecole Polytechnique de l’Université de São Paulo), au Brésil, à laquelle j’ai postulée, et dans laquelle j’étudie aujourd’hui. Je suis également en alternance entre l’EPUSP - filière Immobilier, et Sowitec, entreprise spécialisée en projets éoliens et solaires.

Comment as-tu connu l’École des Ponts ParisTech ? Qu’est-ce qui t’a poussée à y postuler ?
Ayant toujours été intéressé par le monde de la construction, je cherchais à intégrer une école spécialisée dans ce domaine, les Ponts en cela représentait pour moi l’école parfaite à intégrer après une prépa.

Tu as bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des ponts, qu’est-ce que cela a changé pour toi ? Aurais-tu pu venir étudier ici sans cette aide ?
Tout à fait, j’ai bénéficié de la bourse Coiffard, je tiens particulièrement à remercier les donateurs ainsi que ceux qui me l’ont attribuée. Sans cette bourse j’aurais tout de même pu étudier à l’étranger, mais avec bien plus de mal financièrement parlant. Cette bourse m’a permis tout d’abord de payer mon billet d’avion jusqu’au Brésil, et également de pouvoir payer mes premiers loyers, une aide considérable dont j’aurais eu du mal à me passer, et ce jusqu’à me trouver une alternance pour prendre le relai.

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à tes attentes ?
Tout à fait, j’y suis rentré dans l’idée de prolonger mes acquis de prépa, puis me spécialisant en construction, l’école m’a apporté une culture de génie civile, qui m’a été très favorable, notamment en stage. Les cours des Ponts m’aident encore aujourd’hui, un an et demi plus tard et à l’autre bout du monde, il m’arrive de ressortir mes cours pour tirer un doute. J’ai également apprécié la diversité des cours, nous proposant cours de sciences pures, mais également cours plus typés économiques, gestion d’entreprise, ou encore de droit. Ces cours peuvent sembler futiles pour un ingénieur alors qu’ils forment en réalité le noyau de connaissances de toute personne voulant un jour créer son entreprise et voler de ses propres ailes.

Une anecdote, un souvenir marquant de votre passage à l’École ?
Je garde un très bon souvenir des moments passés aux Ponts avec les amis que je m’y suis fait, et un très bon souvenir également de la vie associative et de la Junior Entreprise Ponts Etudes Projets, et des amis avec lesquels je travaillais. Cette vie sociale et associative, si elle n’est pas à proprement parler “scolaire”, est primordiale à l’école, pour la formation d’une cohésion de promotion, amenée à durer dans le temps.

Un conseil à donner aux futurs étudiants ?
Je conseille aux futurs étudiants de ne pas avoir froids aux yeux et de chercher à profiter de leur dernière année pour étudier à l’étranger : les cours y sont complémentaires à ceux des Ponts, et l’on y bénéficie d’un enseignement qu’aucune école ne nous apprend : celui de pouvoir découvrir et se débrouiller seul dans un pays jusque-là inconnu. C’est en quelques sortes un grand saut dans l’inconnu, on y apprend énormément sur le monde et sur soi. Je recommande fortement.

Que penses-tu faire après l’École des Ponts ?
Une fois mon diplôme obtenu (normalement fin 2022), plusieurs possibilités s’offrent à moi, l’une d’entre elles étant de rester au Brésil, toujours au sein de la même entreprise. J’envisage également de continuer sur un VIE, ou de travailler dans le milieu immobilier de São Paulo. Dans la plupart des scénarii je resterais à l’étranger, et avec forte probabilité au Brésil.

Bénéficiaires 2020

Nhât Hoàng NGUYÊN

Bourse d’excellence 2020

Nhat Hoang NGUYEN, élève ingénieur (Génie Civil et Construction, promo 2020) de nationalité Vietnamienne, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

Tu as bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des Ponts, qu’est-ce que cela a changé pour toi ? Aurais-tu pu venir étudier ici sans cette aide ?
La bourse m'a permise de payer mon logement et une partie de coût de la vie. Cela aurait été impossible d’étudier à l’École des Ponts ParisTech sans cette aide.

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à tes attentes ?

Oui, bien sûr. J’ai appris des nouvelles connaissances générale et spécialisées à l’école.

Une anecdote, un souvenir marquant de ton passage à l’École ?

Pour moi, c’est la semaine de géologie. Nous avons visité plusieurs endroits géologiques en Île-deFrance et en Normandie. Pendant la semaine, j’ai acquis des informations générales de géologie qui m'ont beaucoup aidé pour le deuxième semestre.

Un conseil à donner aux futurs étudiants ?

L’École des Ponts ParisTech est une grande école, donc normalement le parcours est difficile. Il faut passer beaucoup de temps a étudier, mais, on doit aussi passer du temps pour participer aux activités associatives de l’école pour améliorer la relation entre élèves.

Que penses-tu faire après l’École des Ponts ?
Je souhaite travailler dans une entreprise en France pour améliorer mon savoir-faire et mes connaissances dans la géotechnique.

Anas BOURABAA

Boursier OCP 2020

Anas Bourabaa, dipômé ingénieur (Département Génie Civil et Construction) de nationalité marocaine, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

Quel est votre parcours
De 2016 à 2018 j'ai effectué une classe préparatoire aux grandes écoles CPGE dans la filière MP. J'ai ensuite intégré jusqu'en 2020 l'Ecole Hassania des Travaux Publics EHTP dans la filière Génie Civil. Ce qui m'a permis de rentrer à l'Ecole des Ponts ParisTech en 2020 et d'y obtenir mon diplôme d'ingénieur en 2023, dans le Département Génie Civil et Construction.

Comment avez-vous connu l’École des Ponts ParisTech ? Qu’est-ce qui vous a poussé à y postuler ?
J’ai choisi l’Ecole Nationale des Ponts et Chaussées (ENPC) pour des raisons précises. Tout d'abord, la qualité de la formation dans cette école, surtout qu’elle valorise les projets et la formation sur le terrain. Les partenariats et les liens étroits avec des laboratoires de haut calibre (Navier, LEESU, LHSV…) par exemple, Navier a un équipement scientifique unique appelé le Micro-tomographe (son rôle est l’analyse des matériaux et des structures sous sollicitations thermo-hydromécaniques par les rayons X). Des universités et des instituts prestigieux (Paris-est, CGE, Paris-Tech, incubateur Descartes,..). Les entreprises de construction leader dans leur domaine (BOUYGUES CONSTRUCTION, BOUYGUES IMMOBILIER, COLAS, EIFFAGE, LEON GROSSE, SPIE BATIGNOLLES, VINCI), chose qui approche l’élève au métier de Génie Civil à travers les stages, les projets, les PFE, les visites, la bibliographie, …
Puis pour sa polyvalence, en effet, la vocation généraliste permet d’aborder plusieurs sujets, d’être compétent dans plusieurs domaines et non seulement un. Elle permet d’avoir une formation très profonde en génie civil et dans le cadre de la thématique d’EUCEET (European civil engineering education and training) car elle est membre de l’EUCEET.

Avez-vous bénéficié du programme de parrainage des élèves étrangers par Ponts Alumni ? Si oui, que vous a-t-il apporté ?
Oui, d’un côté, avoir un parrain Alumni de l’école m’a permis de mieux m’intégrer, de connaître davantage la culture Française en tant qu’un étranger. De l’autre côté, je trouve que c’est très intéressant le partage d’expérience et les différents conseils qu’on reçoit en échangeant avec le parrain (Correction de CV, préparation aux entretiens etc…). Beaucoup de mes camarades de classe ont pu trouver leur premier stage par le biais de leurs parrains.

Vous avez bénéficié d’une bourse pour venir étudier à l’École des Ponts ParisTech, qu’est-ce que cela a changé pour vous ? Auriez-vous pu venir étudier ici sans cette aide 
Sans bourse, je n’avais pas du tout la possibilité de venir étudier en France, surtout que la situation financière de mes parents ne me permet pas de financer mes études en France et aussi de payer les frais de scolarité de l’école qui sont élevés.

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à vos attentes ?
La formation au sein de l’école des Ponts est très approfondie et me permet de travailler sur des thématiques qui ne sont pas disponibles dans mon pays. Hormis les portes et les opportunités qu’on reçoit en tant qu’un PONTiste (réseaux, Labo…). Mes objectifs sont atteints.

Une anecdote, un souvenir marquant de votre passage à l’École ?
Le souvenir le plus marquant au sein de l’école est la journée de Skult, où chaque région prépare ses fameux plats et on les partage avec les autres. Cet événement crée un moment de partage et d’échange sans exemplaire et c’est un moment pour faire des connaissances et découvrir toutes les cultures.

Un conseil à donner aux futurs étudiants ?
Le conseil que je peux donner aux futurs étudiants est de diversifier leurs activités : se concentrer sur les études d’un côté et de participer à d’autres activités en parallèle de l’autre côté, notamment celles offertes par l’école (les évènements, workshops, parascolaire etc…). Et cela, afin de développer son savoir-faire et son savoir-être.

Que pensez-vous faire après l’École des Ponts ?
Après l’obtention de mon diplôme, j’envisage de travailler dans un bureau d’étude pour pouvoir maîtriser davantage mes acquis théoriques de l’école, et aussi pour les mettre en pratique. Ensuite, après avoir acquis suffisamment d’expérience, j’envisage travailler sur site dans les travaux, me développer au sein du même organisme en montant les échelons. Mon objectif est de construire une idée claire et précise sur le cycle de vie d’un projet, en allant de l’expression du besoin jusqu’à la livraison définitive du projet. À long terme, j’envisage compléter ma formation avec un MBA, pour pouvoir développer davantage mes compétences de gestion et cela dans l’objectif de me préparer à des hauts postes de gestion et de prise de décisions.
En parallèle, j’envisage rester très actifs dans la vie associative et fidèle à l’entrepreneuriat sociale, en cherchant en permanence des projets innovants et créatifs pour apporter de la valeur ajoutée à ma communauté. Après avoir créé une association au MAROC qui s’appelle AOP : Association d’orientation pédagogique, j’envisage la développer et d’élargir son impact pour pouvoir aider le maximum d’étudiants à choisir leur carrière professionnelle la plus adaptée à leur recherche.

Alexandre EL ACHKAR

Bourse Meridiam 2020

Alexandre El Achkar, diplômé ingénieur de nationalité libanaise, bénéficiaire d'une bourse de la Fondation des Ponts grâce au mécénat de Meridiam, et lauréat du prix Pasquet 2022.

1. Quel est ton parcours ?

Double-diplôme Génie Civil et Construction avec l’Université Saint-Joseph de Beyrouth.

2. Comment as-tu connu l’École des Ponts ParisTech ? Qu’est-ce qui t’a poussé à y postuler ?

Je connaissais l’École des Ponts et Chaussées depuis mon enfance, voire depuis que j’ai commencé à m’intéresser au génie civil, et bien avant mes études supérieures et les classes préparatoires. Elle possède, bien entendu, une réputation prestigieuse dans le monde francophone, et est le rêve de chaque étudiant sérieux, ambitieux et studieux.

3. As-tu bénéficié du programme de parrainage des élèves étrangers par Ponts Alumni ? Si oui, que t’a-t-il apporté ?

Oui, j’ai bénéficié du programme de parrainage des élèves étrangers par Ponts Alumni. Il m’a permis sincèrement de m’intégrer facilement à l’École des Ponts en particulier, et en France de manière générale, d’avoir des conseils fructueux et de m’orienter correctement.

Pour un étudiant étranger qui ne connaît pas beaucoup de choses dans le monde professionnel en France, je trouve que ce programme est très utile et je le recommande fortement.

Je profite, également de ce questionnaire, pour remercier la Fondation des Ponts, et ma marraine, Lamis Aljounaidi, qui ne m’a jamais laissé. Je suis très honoré et très reconnaissant. Vraiment, profondément et sans trop écrire, merci et chapeau bas.

4. Tu as bénéficié d’une bourse pour venir étudier à l’École des Ponts ParisTech, qu’est-ce que cela a changé pour toi ? Aurais-tu pu venir étudier ici sans cette aide ?

Pour être direct, sans cette aide, je n’aurais pas pu venir étudier à l’École des Ponts ParisTech avec toute la situation qui se passe au Liban. Pour vous donner une idée, j’ai quitté le Liban, le taux de change était dans les 10,000 LBP/1 USD, aujourd’hui, il a atteint les 30,000 LBP/1 USD.

En d’autres termes, la bourse m’a permis de continuer à avancer dans la réalisation de mes rêves sans que ma situation financière me soit un obstacle. Je peux franchement dire que la bourse a été investie correctement et j’espère être à la hauteur du diplôme dans les prochaines années à venir.

Je tiens à remercier l’École des Ponts et Chaussées, et tous les membres de son administration pour leurs soutiens et leurs travails.

5. L’enseignement de l’École a-t-il répondu à tes attentes ?

L'enseignement à l'École a pleinement répondu à mes attentes. Je suis peut-être encore jeune pour juger, je préfère répondre après quelques années, mais je suis plus que sûr que les années à venir me montreront la richesse et la pertinence des études à l’École.

6. Une anecdote, un souvenir marquant de ton passage à l’École ?

Le diplôme que j'ai obtenu de M. Alain PECKER, que je lui transmets tous mes respects et mes meilleurs souhaits. C'est parce qu'il vient de lui personnellement, je le prends comme un énorme souvenir que je n'oublierai jamais.

7. Un conseil à donner aux futurs étudiants ?

J'exhorte tous les futurs étudiants à être un exemple de solidarité et de créativité avec leur promotion, les promotions à venir ainsi que les anciens. La concurrence est une nécessité pour rester motivé et créatif mais, doit toujours s'accompagner de solidarité, d'entraide et d'amour de l'autre. Je les encourage à profiter de chaque instant ensemble pour construire de fortes relations entre eux. En reliant les ponts, ils peuvent dépasser l'impossible. La plus grande richesse de l'homme est sa capacité à rêver et à travailler dur pour son rêve. La bourse m'a appris que rien ne doit être un obstacle à nos rêves. De plus, en s'entraidant, nous allumons toutes les bougies qui pourraient faire briller le monde de demain.

De plus, je leur recommande de garder leur esprit prestigieux et élitiste tout en gardant toujours leurs pieds sur terre. Ce sont les vrais leaders de demain. Ils ont une véritable responsabilité de conduire la communauté, aux échelles nationale et internationale, correctement et intelligemment vers la paix, la durabilité et la prospérité.

Enfin, en tant qu'étudiant international à l'École des Ponts ParisTech, j'encourage vivement les étudiants français à s'intégrer davantage avec leurs collègues internationaux. N'attendez pas qu'ils viennent vers vous. Montrez-leur votre riche culture et faites d'eux des ambassadeurs mondiaux de la francophonie.

8. Que penses-tu faire après l'École des Ponts?

Devenir, dans un premier temps, un ingénieur reconnu pour son expertise et son travail sérieux.

Occuper, ultérieurement, des positions managériales et clés pour répondre aux enjeux stratégiques des entreprises.

Bénéficiaires 2019

Rebeca FERNANDEZ VERA

Bourse d’excellence 2019

Rebeca FERNANDEZ VERA, élève ingénieur (Génie Industriel – promo 2020) de nationalité Colombienne, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

Qu’est-ce qu’il ta poussé à postuler à l’École des Ponts ParisTech ?

Dans mon école d’origine on nous a présenté l’ensemble d’institutions appartenant au cercle ParisTech, et l’École des Ponts a attiré mon attention grâce à leur expérience sur les projets concernant le développement durable.

Tu as bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des Ponts, qu’est-ce que cela a changé pour toi ? Aurais-tu pu venir étudier ici sans cette aide ?

L’aide financière que j’ai reçu m’a permis de ne pas avoir besoin de demander un crédit en Colombie pour financer mes dépenses pendant ma première année. Nous avions déjà demandé un crédit pour financer l’échange académique de mon frère, et encore aujourd’hui nous n’avons pas fini de le payer. Donc, cela a constitué une vraie aide pour ma famille et moi.

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à tes attentes ?

Oui, il a dépassé mes attentes. J’ai été surprise par l’éventail des parcours proposés et par l'aide de la directrice de mon département dans mon choix de cours chaque semestre.

Un conseil à donner aux futurs étudiants ?

S’investir dès le début, bien choisir les cours selon ce dont on a besoin et intérêt d’apprendre, et profiter pour apprendre des autres élèves (cultures, langues, etc).

Que penses-tu faire après l’École des Ponts ?

Ça dépend de ce que je vais découvrir dans mon année de césure et ma troisième année !

Adji DIOTEMBA

Bourse d’excellence 2019

Adji Diotemba, élève ingénieur (département GMM) de nationalité togolaise, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

Quel est votre parcours ?
Après deux ans en Génie Civil au Maroc, j’ai pu être accepté dans le cadre d’un accord de Double diplôme avec l’Ecole des Ponts dans le département GMM. Après un an, j’ai fait un stage long, en Mécanique et en Génie Civil. Enfin en Troisième année aux Ponts, j’ai décidé de faire un cursus imbriqué avec le Master Sciences des Matériaux pour la Construction Durable. Ce qui valide mes trois diplômes : Mon diplôme d’ingénieur d’Etat en Génie Civil de l’EHTP, Mon diplôme d’ingénieur d’Etat en Génie Mécanique et Matériaux de l’Ecole des Ponts ainsi que mon diplôme de Master en Sciences des Matériaux pour la Construction Durable de l’Ecole des Ponts.

Comment avez-vous connu l’École des Ponts ParisTech ? Qu’est-ce qui vous a poussé à y postuler ?
J’ai connu l’Ecole des Ponts lors de mes concours pour accéder aux grandes écoles au Maroc et j’y ai postulé tout simplement parce qu’elle est une référence mondiale dans les départements qui y sont représentés, ce qui m’a permis de pouvoir mener à bien mon projet professionnel.

Vous avez bénéficié d’une bourse pour venir étudier à l’École des Ponts ParisTech, qu’est-ce que cela a changé pour vous ?
La bourse m’a été forte utile puisque je ne suis pas, de base, issue d’une famille qui a les moyens de m’envoyer dans une ville comme Paris. J’ai toujours eu l’habitude de vivre grâce à des
bourses et des aides. Cela a donc représenté une grande aide, qui m’a permis de me concentrer à temps plein sur mes études et de pouvoir avoir le succès que j’ai eue, c’est-à-dire des mentions Bien et Très bien.

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à vos attentes ?
Oui sans aucun doute. Il a répondu parfaitement à ce que je m’attendais. Les cours théoriques et scientifiques sont de très haut niveau avec un corps enseignant venant la plupart du monde de
l’entreprise ou de laboratoires de recherches de renommés.

Une anecdote, un souvenir marquant de votre passage à l’École ?
Mon souvenir le plus marquant ça a été le voyage de département à Munich en deuxième année où j’ai eu l’occasion de pouvoir assister au processus de fabrication des BMW.

Un conseil à donner aux futurs étudiants ?
Le seul conseil que je pourrai donner est de toujours persévérer dans les études en ayant une seule chose en tête : la réalisation de son projet professionnel. Ne pas se laisser aller dans les foyers et
évènements qui prennent la plupart du temps beaucoup de concentration et de temps qui auraient pu servir.

Que pensez-vous faire / Qu’avez-vous fait - après l’École des Ponts ?
Je vais commencer une thèse avec l’IFFSTAR pour début Octobre en collaboration avec l’entreprise OSMOS pour trois ans au bout de laquelle je déciderai soit de travailler en entreprise ou plutôt de continuer dans le domaine de la pure recherche.

Laura STOFFEL

Bourse Saint Gobain 2019

Laura STOFFEL, architecte de formation, maintenant, en master 2 TET ((transition énergétique et territoire), bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

Comment as-tu connu l’École des Ponts ParisTech ? Qu’est-ce qui t’a poussée à y postuler ?
L’école des ponts à une forte notoriété. Je suis tombée par hasard sur l’intitulé de ce master qui regroupe une bonne partie de mes convictions et c’est pourquoi j’ai voulu postuler.

Tu as bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des ponts, qu’est-ce que cela a changé pour toi ? Aurais-tu pu venir étudier ici sans cette aide ?
J’ai bénéficié de la bourse Saint-Gobain pour la chaire « SOLUTIONS INNOVANTES POUR UN HABITAT DURABLE ET RESPONSABLE »
Je n’aurais surement pas pu faire ce master sans cette bourse. Elle m’a permis de payer les frais d’inscriptions et de vivre « correctement » à Paris pendant l’année.
Cette bourse m’a également donné confiance dans mon choix de parcours.

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à tes attentes ?
Oui tout à fait, même au-delà de mes attentes. Les cours sont d’une très grande qualité.

Un conseil à donner aux futurs étudiants ?
« N’hésitez pas à rentrer dans cette école ! Le master TET et parfait pour compléter ses études (venant de domaines différents). Il donne une approche holistiques et global du monde de l’énergie »

Que penses-tu faire après l’École des Ponts ?
A court et moyen terme je souhaiterais travailler dans la gestion des ressources naturelles pour limiter notre impact sur l’environnement. Et par la suite ouvrir peut être une entreprise liant l’architecture et les matériaux locaux durables et réutilisables.

Bénéficiaires 2018

Gabriel NEVES ALVES FERREIRA

Bourse Saint Gobain 2018

Gabriel NEVES ALVES FERREIRA, étudiant en double diplôme (GCC et AMMS) de nationalité brésilienne, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

Quel est ton parcours à l’École des Ponts ?
J’ai intégré ENPC dans le cadre d’un double diplôme avec l’université fédérale du Minas Gerais (Brésil) pour le Master recherche parcours analyse multi échelles pour les matériaux et les structures (AMMS).

Comment as-tu connu l’École des Ponts ParisTech ? Qu’est-ce qui t’a poussé à y postuler ?
J’ai connu l’École grâce à mon université d’origine, lors de la présentation du programme de double diplôme.

As-tu bénéficié du programme de parrainage des élèves étrangers par Ponts Alumni ? Si oui, que t’a-t-il apporté ?
Oui. Ce programme a été intéressant pour mon intégration, principalement pour avoir un contact initial avec la culture française et avec le réseau des anciens élèves de l’École.

Tu as bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des ponts, qu’est-ce que cela a changé pour toi ? Aurais-tu pu venir étudier ici sans cette aide ?
J’ai bénéficié de cette bourse pour ma troisième année à l’École, et cela m’a soutenu financièrement durant mon année d’études.

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à tes attentes ?
Oui, je pense avoir beaucoup appris durant mes études à l’ENPC.

Une anecdote ou un souvenir marquant de ton passage à l’École ?
Durant le voyage de département au Luxembourg et à Metz avec le Génie Civil et Construction, j’ai vu pour la première fois des usines d’aciers, de bétons et de bois. Ces souvenirs m’ont beaucoup marqué. En plus, nous avons pu faire connaissance avec de nouveaux collègues. Et durant nos longs trajets en bus, j’ai découvert à ma grande surprise que certains jeux se jouaient dans plusieurs pays avec des noms différents.

Un conseil à donner aux futurs étudiants ?
Je conseille aux futurs étudiants d’effectuer un stage long en année de césure, s’ils ont la possibilité. Je pense que cela a un apport professionnel plus conséquent.

Que penses-tu faire après l’École des Ponts ?
Actuellement, je finalise mes études au Brésil (dans mon université d’origine). Ensuite, je compte retourner en France pour le début de ma carrière professionnelle.

Oladotun Funso OLATUNJI

Bourse d’excellence 2018

Originaire du Nigeria, Oladotun Olatunji est le lauréat de la bourse de la Fondation des Ponts de 2017/2018. Avant de rejoindre le programme Full-Time MBA in Innovation Management de l’Ecole des Ponts Business School, Oladotun était Responsable de Projets « Mobile Money and Digital Projects » pour la Standard Bank Group en Afrique Subsaharienne. Il a ainsi conçu des produits de microcrédit à destination des petits exploitants agricoles et des commerçants ambulants.

Pourquoi êtes-vous venu étudier ici, à l'École des Ponts Business School ?
« J’étais à la recherche d’un MBA qui offrirait un cursus en Management de l’Innovation et en Design-Thinking. J’avais déjà de l’expérience en gestion de produit, mais une grande partie de cette expérience s’était concentrée sur l’analyse décisionnelle et la mise en œuvre de projets. J’avais envie d’être plus impliqué dans les processus de décision stratégique et cela nécessitait de développer des compétences managériales et de leadership. En outre, je suis issu d’une formation d’ingénieur qui ne m’a pas préparé à remplir des fonctions de direction stratégiques dans de grandes institutions. »

«Apprendre le management de l’innovation en travaillant tout au long de l’année pour des entreprises est une approche inédite dans le milieu des Business Schools. Pendant les trois temps forts du cursus (Leadership, Conseil en Stratégie, et Gestion de l’Innovation), j’ai développé mes compétences en accompagnant des entreprises confrontées à des enjeux stratégiques. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi de suivre mon MBA à l’Ecole des Ponts Business School. On nous demande en permanence de sortir de notre zone de confort ; cela nous permet de mettre nos nouvelles compétences à l’épreuve et de résoudre de vrais challenges d’entreprise.»

Vous avez dû démissionner de votre poste pour rejoindre ce programme MBA, regrettez-vous ce sacrifice ?
« Pas du tout ! Je me suis transformé et ai énormément appris. A la fin du troisième temps fort, j’aurai acquis suffisamment d’outils qui me permettront d’avoir un impact positif sur ma communauté – et j’espère sur le monde. Une fois mon MBA terminé je prévois de créer ma propre Start-up. Mon projet initial n’a pas changé depuis que j’ai commencé mon cursus, mais ma proposition de valeur et mon business plan se sont vraiment enrichis ! ».

Auriez-vous pu venir étudier en France sans cette aide ?
Cela aurait été quasiment impossible. J'aurais dû faire un emprunt bancaire dont les taux d’intérêt peuvent atteindre 36% au Nigéria, ce qui était rédhibitoire. J'aurais dû contracter une dette énorme qui aurait mis des années à être épongée. Cette bourse m’a permis de venir en France, et d’acquérir les compétences nécessaires à mon projet professionnel. Grâce à elle, je peux me lancer dans mes projets en toute sérénité ».

En quoi le MBA de l’Ecole des Ponts Business School a transformé votre carrière J'avais deux objectifs principaux au moment d’explorer la piste des MBA : réfléchir à des modèles économiques innovants et développer les compétences nécessaires au lancement de sa propre entreprise. Ce que j’ai acquis dépasse mes espérances, la profondeur de champs relative à l’innovation et le management d’entreprise, que nous avons acquis pendant cette formation à la Business School de l’École des Ponts, sont phénoménaux. Nous avons été exposés aux différentes perspectives de professeurs venus des meilleures universités du monde entier, et cela n’a pas de prix ! »

Anis HANNOUCHE

Bourse d’excellence 2018

Anis HANNOUCHE, élève ingénieur (Département Ville, Environnement et Transports – promo 2019) de nationalité Libanaise, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

Quel est ton parcours ?

J’ai étudié le génie civil au Liban de 2013 jusqu’en 2017, puis j’ai pu intégrer l’ENPC au sein du département VET-Transport grâce à un accord de double diplôme.

Qu’est-ce qu’il ta poussé à postuler à l’École des Ponts ParisTech ?

Mon école au Liban, l’Ecole Supérieure des Ingénieurs de Beyrouth, et l’ENPC ont conclu il y a quelques années un accord de double diplôme. C’était une très belle opportunité d’intégrer une école prestigieuse, avec un diplôme aussi reconnu.

Tu as bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des Ponts, qu’est-ce que cela a changé pour toi ? Aurais-tu pu venir étudier ici sans cette aide ?

J’ai reçu la confirmation de l’obtention de la bourse quelques semaines avant mon arrivée en France (mi-juillet). Il est vrai que j’aurai pu venir sans la bourse, mais son obtention m’a beaucoup aidée au niveau des différentes dépenses.

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à tes attentes ?

L’enseignement de l’Ecole est très bénéfique. En plus, il y a le réseau des anciens ainsi que des contacts avec différentes entreprises qui organisent régulièrement des conférences à l’Ecole.

Une anecdote, un souvenir marquant de votre passage à l’École ?

Il serait difficile de choisir un seul moment. Je peux parler des nouveaux amis que j’ai rencontrés, qui viennent de différents pays dans le cadre de double diplôme également. Les moments passés ensemble resteront des souvenirs inoubliables.

Un conseil à donner aux futurs étudiants ?

Je leur conseillerai de profiter de l’opportunité que leur présente l’ENPC tant au niveau académique qu’au niveau social.

Que penses-tu faire après l’École des Ponts ?

J’ai encore ma 3eme année à effectuer à l’Ecole, donc je reste ouvert à toute sorte de projets.

Youri PASCAL-ABDELLAOUI

Bourse Saint Gobain 2018

Bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

Quelles sont les raisons qui t’ont poussé à postuler à l’École des Ponts ?
Selon moi, L’École des Ponts ParisTech est la meilleure école de génie civil de France et dans le TOP 5 des écoles d’ingénieurs dans le monde. J’y suis allé pour découvrir le haut niveau (professeurs et élèves). Le Master Recherche en Mécanique est très coté et super intéressant.

Tu as bénéficié d’une Bourse financée par la Fondation des Ponts, qu’est-ce que cela a changé pour toi ? Aurais-tu pu venir étudier ici sans cette aide ?
J’ai eu l’immense privilège d’obtenir une bourse d’excellence de la part de la Chaire Saint-Gobain. Cette bourse m’a permis dans un premier temps de financer mes études (frais de scolarité et loyer), mais également de découvrir une entreprise, qui est Saint-Gobain, très intéressante de par ses métiers et la pluridisciplinarité de ses secteurs.

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à tes attentes ?
Tout à fait. Le cursus ingénieur est très riche car les professeurs sont les meilleurs dans leur domaine. Mais ce qui m’a énormément plu est le master "Analyse multi échelles pour les matériaux et les structures" (AMMS) car il m’a permis de pratiquer aussi bien la théorie que la technique. Il permet en outre une excellente insertion dans le monde de la recherche. De ce point de vue, je suis totalement satisfait de mon cursus effectué à l’ENPC.

Une anecdote, un souvenir qui a marqué de ton passage à l’Ecole ?
Le mur avec l’ensemble des partenaires industriels de l’École.

Un conseil à donner aux futurs étudiants ?
Profitez de l’école d’ingénieur après la prépa (association, vie étudiante…), mais pas trop quand même pour ne pas avoir de mauvaises surprises.
Puis du point de vue professionnel, déterminez - à travers les cours, vos professeurs, les intervenants, les forums, les stages - votre voie professionnelle. Plus vous aurez d’expériences, mieux vous saurez quel métier se rapproche de votre métier idéal.

Que penses-tu faire après l’École des Ponts ?
Grâce à la bourse d’excellence et au Master AMMS, je poursuis ma scolarité en thèse à EDF R&D Paris Saclay, « Thèse en simulation numérique en mécanique des structures et fluides ».

Thi Ngà NGUYEN

Bourse Lafarge Holcim 2018

Thi Ngà NGUYEN, élève ingénieure (département Génie Civil et Construction) de nationalité vietnamienne, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

Quel est ton parcours à l’École des Ponts ?
J’ai intégré l’École des Ponts ParisTech dans le cadre d’un double diplôme avec l’École nationale supérieure de Génie Civil d’Hanoï.
Je suis actuellement étudiante au sein du département Génie Civil et Construction.

Comment as-tu connu l’École des Ponts ParisTech ? Qu’est-ce qui t’a poussé à y postuler ?
L’Ecole des Ponts ParisTech est partenaire avec mon établissement d’origine.
J’ai décidé d’y postuler sur les recommandations de mes professeurs, car c’est une grande école prestigieuse française, dans le domaine de l’ingénierie. Donc, c’est une chance de pouvoir y étudier.

As-tu bénéficié du programme de parrainage des élèves étrangers par Ponts Alumni ?
Oui. Je bénéficie de l’accompagnement d’une marraine.

Tu as bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des ponts, qu’est-ce que cela a changé pour toi ? Aurais-tu pu venir étudier ici sans cette aide ?
Cette bourse m’a aidé à me prendre en charge financièrement pour les études et pour le reste également. Cela me permet de me concentrer un maximum sur les cours.
Si, je n’avais pas eu la chance de recevoir cette bourse, je pense que je serais venue étudier en France. Mais, j’aurais été obligée de rechercher un job étudiant, le week-end ou le soir après les cours.

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à tes attentes ?
Oui, tout à fait. Je suis très satisfaite de l’enseignement fourni par l’École.

Une anecdote ou un souvenir marquant de ton passage à l’École ?
L’école est très moderne. De plus, il y a deux écoles dans le même bâtiment.

Un conseil à donner aux futurs étudiants ?
Essayez d’acquérir un maximum de connaissances à l’Ecole des Ponts, car y être étudiant, est vraiment un atout pour votre carrière professionnelle.

Que penses-tu faire après l’École des Ponts ?
Je voudrais débuter ma carrière professionnelle en France. Puis, après quelques années de travail, je retournerai au Vietnam.

Anastasios KOULOGIANNIS

Bourse Lafarge Holcim 2018

Anastasios KOULOGIANNIS, élève ingénieur (département Génie Civil et Construction) de nationalité grecque, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

Quel est ton parcours à l’École des Ponts ?
Je suis un étudiant au sein du département Génie civil et construction. Et, je viens de terminer ma deuxième année aux Ponts. Je suis actuellement à l'étranger pour un stage long.
L'année prochaine, je poursuivrai mes études en master Science des matériaux pour la construction durable.

Comment as-tu connu l’École des Ponts ParisTech ? Qu’est-ce qui t’a poussé à y postuler ?
J'ai connu l’École des Ponts ParisTech grâce à mon école en Grèce.
J'ai décidé d’y postuler pour son haut niveau académique, mais aussi pour l’expérience multiculturelle qu'elle offre.

As-tu bénéficié du programme de parrainage des élèves étrangers par Ponts Alumni ?
Ce programme de parrainage m’a aidé pour mon intégration scolaire et m’a également guidé dans mes choix.

Tu as bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des ponts, qu’est-ce que cela a changé pour toi ? Aurais-tu pu venir étudier ici sans cette aide ?
J’ai pu intégrer l'ENPC grâce à la bourse de LafargeHolcim. Sans cette aide, il m’aurait été très difficile de participer à ce programme car mes ressources financières sont très limitées.

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à tes attentes ?
L'enseignement scolaire est excellent et j’ai beaucoup appris.

Une anecdote ou un souvenir marquant de ton passage à l’École ?
Quelques souvenirs marquants sont les voyages que nous avons effectués dans le cadre de certains cours de l’École. Ces déplacements étaient l’occasion idéale de combiner l’apprentissage en cours et la connaissance d’autres villes.

Un conseil à donner aux futurs étudiants ?
Durant votre séjour à l'école, essayez de tirer profit de ce qu'elle a à vous offrir, tant au niveau académique qu’au niveau culturel car il s’agit d’une expérience unique.

Que penses-tu faire après l’École des Ponts ?
Après l’École des Ponts, je pense poursuivre mes études en doctorat, en France ou à l’étranger.

Bénéficiaires 2017

Giorgio BOSO

Bourse Meridiam 2017

Giorgio BOSO, élève ingénieur (département Ville, Environnement et Transport, filière transport) de nationalité Italienne, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

Quelles sont les raisons qui t’ont poussé à postuler à l’École des Ponts ?
J’ai intégré l’ENPC dans le cadre d’un programme de double diplôme avec l’école Politecnico di Milano.

Tu as bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des Ponts, qu’est-ce que cela a changé pour toi ? Aurais-tu pu venir étudier ici sans cette aide ?
Obtenir une bourse d’étude de la Fondation, cela a signifié pour moi d’être indépendant économiquement de mes parents. Je pense que, cela motive une personne à mieux conduire son parcours à l’ENPC. J’aurais quand même pu intégrer ce programme, mais c’est sûr que cette aide a été très significative pour moi.

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à tes attentes ?
Oui bien-sûr. L’accompagnement personnel fourni par l’École à ses élèves est de qualité, et l'intégration dans le monde du travail est bonne.

Une anecdote, un souvenir marquant de ton passage à l’École ?
A mon arrivée le premier jour, je ne parlais pas du tout français et c’était donc difficile de comprendre les notions de base.

Que penses-tu faire après l’École des Ponts ?
J'ai l'intention de continuer avec Meridiam, l'entreprise qui m'a attribué cette bourse et qui m'a également pris en stage. Par ailleurs, je voudrais profiter des opportunités professionnelles en France.

Bénéficiaires 2016

Lucas Magno ROCHA BOTELHO

Bourse d’excellence 2016

Lucas Magno ROCHA BOTELHO, ingénieur diplômé (Génie Civil et Construction – promo 2018) de nationalité Brésilienne, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

"C'est grâce a cette bourse que je suis ici, en France,et je vous remercie vivement l'opportunité que vous m'avez donné. Alors le moins que je puisse faire est de vous partager mon témoignage, pour vous montrer la différence que vous faites dans la vie de chaque élève, en donnant la possibilité d'étudier dans une grande École magnifique."

Quel est ton parcours ?
A la recherche de nouveaux défis après le collège, j’ai intégré un lycée militaire au Brésil, où j’ai appris la discipline, et le goût pour les sciences exactes. Grace à ce lycée, j’ai eu l’opportunité d’intégrer une prépa considérée comme l'une des meilleures au Brésil, gratuitement. Après avoir réussi le concours pour étudier l’ingénierie civil à l’"Universidade Federal de Minas Gerais", dans les premiers 6 mois, j’ai entendu parler du programme de double diplôme avec l’ENPC. Résultat : j’ai commencé le cours de français tout de suite, et aujourd’hui, après 5 ans, je suis un ingénieur diplômé, après une année de césure dans une des plus grandes entreprises dans le domaine de géotechnique et fondation.

Qu’est-ce qui t’a poussé à postuler à l’École des Ponts ParisTech ?
Tout d'abord, je dirais l’expérience à l’étranger, comme aussi le fait d’avoir 24, 25 ans et 2 diplômes ! Ensuite, en cherchant des informations à propos de l’ENPC, j’ai trouvé aussi que le domaine de la géotechnique, celui qui m'intéresse tout particulièrement, est assez fort. Habiter à Paris pendant ces 3 ans n’est pas mal aussi.

Tu as bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des Ponts, qu’est-ce que cela a changé pour toi ? Aurais-tu pu venir étudier ici sans cette aide ?
Franchement, la bourse financée par la Fondation des Ponts a tout changée ! Grâce à cette bourse, j'ai pu profiter, d’après moi, de la plus grande opportunité de toute ma vie. Au début j’avais pensé de venir en France même sans bourse. Malheureusement, à cause de la crise économique au Brésil, en parlant avec mes parents, j'avais dû laisser tomber cette idée. Après avoir reçu la confirmation de la bourse de la Fondation des Ponts, j'ai tout de suite commencé à préparer les documents comme le billet d’avion, le visa…et j'ai eu mon passeport juste 3h avant le vol !

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à tes attentes ?
Tout à fait. À l’ENPC, on a un côté plus pratique, avec de nombreux projets, tandis qu’au Brésil, la plupart des évaluations étaient des examens, toujours plus théoriques. Par exemple, dans le voyage de département, la première semaine de cours, j’ai fait plus de visites techniques que pendant tout mon parcours au Brésil. Il y a aussi les clubs, associations…je suis fasciné par cette École !

Une anecdote, un souvenir marquant de ton passage à l’École ?
À mon université au Brésil est interdit de vendre de l’alcool, même les boissons avec un faible degré. Quand je suis arrivé à l’École des Ponts, j’ai trouvé assez drôle le fait qu’il y ait un espace réservé pour la vente de bières et que l’on peut même acheter avec la carte étudiante.

Un conseil à donner aux futurs étudiants ?
Profitez de chaque opportunité, comme les cours, les conférences, la diversité culturelle, habiter à Paris, l’ambiance…profitez au maximum ! Ça passe trop vite.

Que penses-tu faire après l’École des Ponts ?
J’ai trouvé un métier assez intéressant pendant mon stage : le calcul géotechnique dans le domaine du séisme et dynamique des structures. Comme on n’a pas trop de problèmes liés aux séismes au Brésil, ma première idée est, après l'obtention de mon diplôme au Brésil (il faut que je finisse mes études au Brésil), retourner pour travailler ici en France ou d’autre pays Européen. Tout cela dépendra des opportunités

Alejandra MEJIA GOMEZ

Bourse d’excellence 2016

Alejandra MEJIA GOMEZ, élève ingénieur (Génie industriel – promo 2018) de nationalité Colombienne, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

“Grâce à la Fondation, j’ai pu avoir la meilleure année de ma vie.”

Quel est ton parcours ?
J’ai commencé mes études en ingénierie à l’Université Nationale de Colombie où j’ai fait 4 ans, ensuite j’ai rejoint l’Ecole des Ponts comme élève-ingénieur en deuxième année dans le département Génie Industriel. Dans le cadre d’obtention de mon diplôme, j’ai décidé de faire une année de césure, car je considère que c’est la meilleure façon d’acquérir des connaissances de différents métiers et favoriser les liens théorie/pratique. J’ai donc intégré en septembre 2017 le groupe BNP Paribas dans l’équipe CIB consulting pour un stage de 6 mois.

Qu’est-ce qui t’a poussé à postuler à l’École des Ponts ParisTech ?
D’abord le fait d’avoir été la première École d’ingénierie au monde et qu’elle reste jusqu’à présent une des meilleures Écoles. Mais aussi par rapport à son excellence académique et la qualité de sa formation. J’appréciais aussi l’aspect très international de l’École qui favorise les échanges interculturels.

Tu as bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des Ponts, qu’est-ce que cela a changé pour toi ? Aurais-tu pu venir étudier ici sans cette aide ?
La bourse de la Fondation des Ponts a TOUT changé pour moi. Avant de l’avoir j’avais décidé de venir à l’Ecole des Ponts mais je m’attendais à des conditions très différentes : je comptais travailler et contracter un prêt. Le fait d’avoir la bourse m’a permis de me focaliser dans les études pour avoir une meilleure performance et d’avoir une énorme tranquillité par rapport à ma situation financière future.

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à tes attentes ?
L’enseignement à l’École a dépassé mes attentes. Mais ce n’est pas que ça, la vie associative, le réseau des anciens et les liens avec les entreprises m’ont permis d’avoir une expérience incroyable.

Une anecdote, un souvenir marquant de ton passage à l’École ?
Je ne pourrais pas en choisir qu’un. J’ai des souvenirs magnifiques de cette année, des conférences des anciens élevés qui viennent présenter leur parcours à l’École, le programme de parrainage international de Ponts Alliance, les activités du département (voyage, visites industrielles), les différentes activités des associations d’élèves, les campagnes BDE, les tournois sportifs…

Un conseil à donner aux futurs étudiants ?
Profitez au maximum de toutes les opportunités que vous donne l’École, c’est un endroit idéal pour construire un excellent projet professionnel et se former comme personne.

Que penses-tu faire après l’École des Ponts ?
Je ne sais pas encore, j’ai encore un an et demi pour décider mais j’aimerais bien m’orienter vers le domaine de la finance, en banque d’investissement ou financement de projets.

Fatine BOUJNOUNI

Bourse d’excellence 2016

Fatine BOUJNOUNI, élève ingénieur (IMI, promo 2019) de nationalité Marocaine, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

Quel est ton parcours ?
Je viens de l'École Hassania des travaux Publics et j'ai intégré l'École des Ponts dans le département Ingénierie Mathématique et Informatique, en double diplôme.

Qu’est-ce qui t’a poussé à postuler à l’École des Ponts ParisTech ?
L’envie de s’orienter plus vers les domaines de l’informatique et des mathématiques appliquées.

Tu as bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des Ponts, qu’est-ce que cela a changé pour toi ? Aurais-tu pu venir étudier ici sans cette aide ?
Ca m’a beaucoup aidé pour couvrir les charges basiques (loyer, transport, téléphone...). Oui, j’aurais pu venir étudier sans cette aide, mais ça aurait été un peu difficile.

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à tes attentes ?
Oui, la formation est de très bonne qualité.

Une anecdote, un souvenir marquant de ton passage à l’École ?
Au Maroc, dans les écoles d’ingénieurs il y a plus de filles que de garçons, ici c’est tout à fait le contraire. J’étais un peu surprise la première fois ou je suis entrée en classe, on était 5 filles ( dont on est deux étrangères ) et approximativement 50 garçons.

Un conseil à donner aux futurs étudiants ?
La formation à l’École des Ponts est très enrichissante. On apprend vraiment le métier, et les cours sont à jour. Une fois à l’École, on comprend vite pourquoi les ingénieurs des Ponts sont demandés dans le monde du travail.

Que penses-tu faire après l’École des Ponts ?
Peut-être une thèse. Je cherche toujours l’idée “séduisante” qui me donnera envie de passer à la recherche scientifique.

Francisco Raul LOBO RODRIGUES

Bourse d’excellence 2016

Francisco LOBO RODRIGUES, élève ingénieur (Génie Civil et Construction – promo 2019) de nationalité Brésilienne, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

Sans votre soutien, je ne serais pas où je suis maintenant !

Quel est ton parcours ?
Je suis élève au sein du département Génie Civil et Construction. Avant de venir en France, je suivais mes études à l’ITA (Instituto Tecnológico de Aeronáutica), une école militaire au Brésil, dans le domaine du Génie Civil-Aéronautique.

Qu’est-ce qui t’a poussé à postuler à l’École des Ponts ParisTech ?
Il y a deux facteurs principaux qui m’ont motivé à venir aux Ponts. L’expérience à l’étranger et le nom de l’École. Je savais qu’un séjour hors de mon pays d’origine me permettrait de parler Français, et que je deviendrai un professionnel de premier ordre avec la formation aux Ponts et Chaussées.

Tu as bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des Ponts, qu’est-ce que cela a changé pour toi ? Aurais-tu pu venir étudier ici sans cette aide ?
Franchement, cela m’a permis de venir en France. Ma famille au Brésil n’avait pas les moyens, et j’étais persuadé que, même en cas d’accord de l’École, je n’aurais pas pu venir car le coût de la vie est trop élevé en France. Je serai toujours reconnaissant à la Fondation pour cette bourse. J’espère vivement, dès que je serais diplômé, pouvoir aider et sponsoriser des élèves et rendre la pareille.

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à tes attentes ?
Oui, l’École les a surpassées en effet. Je savais avant d’y venir qu’il s’agissait d’une très bonne École, mais je ne m’en attendais pas autant.

Une anecdote, un souvenir marquant de ton passage à l’École ?
L’année dernière, j’ai fait partie de l’équipe de Handball et cela a été une expérience inoubliable. C’est génial de mettre le maillot de l’École et la représenter dans les compétitions universitaires et les matchs en général. Cela m’a fait devenir encore plus fier d’être élève.

Un conseil à donner aux futurs étudiants ?
Il faut venir avec l’esprit ouvert à de nouvelles découvertes. Nous savons que l’École des Ponts nous donne plein d’opportunités de carrière et que c’est une grande École au niveau académique. Mais je dirais encore plus, l’ENPC est une école de vie. Ici, j’ai pu faire connaissance avec des gens venant de partout, en ayant un contact avec des cultures et manières de penser différentes de celle que j’étais habitué. Je crois que, grâce à cela, je suis quelqu’un de meilleur comme être humain et pas seulement au niveau scolaire.

Que penses-tu faire après l’École des Ponts ?
Je compte rester en France et travailler dans le domaine des structures légères (le sujet de mon stage). Au moins juste après le diplôme, je crois que travailler en France peut être beaucoup plus valorisant pour ma carrière. De plus, sur le sujet de l’ingénierie civile qui m’attire le plus, il y a plusieurs sociétés spécialisées en France où il doit être intéressant de commencer sa carrière et se développer.

Kálita Louhanny GOMES SOARES

Elève ingénieur – Bourse d’excellence 2016

Kálita Louhanny GOMES SOARES, élève ingénieur (Ville, Environnement et Transports – promo 2019) de nationalité Brésilienne, bénéficiaire d’une bourse de la Fondation des Ponts.

Quel est ton parcours ?

J’ai fait un lycée technique au Brésil de 2010 jusqu’en 2012, à Belo Horizonte, ce qui m’a donné l’envie d’intégrer l’Ecole d'ingénierie de l’Université Fédérale du Minas Gerais. J’ai commencé donc ma formation de Génie Civil en mars 2013 et en août 2016 je suis venue en France pour compléter ma formation dans le cadre d’un accord de double-diplôme entre mon école d’origine et l’Ecole des Ponts. De ce fait, j’ai fait la 2ème année à l’Ecole (année 2016-2017), dans le département Ville, Environnement et Transports (VET). Mon domaine de spécialisation c’est l’aménagement urbain et j'ai travaillé à l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de l’Ile de France (stage de 6 mois).

Qu’est-ce qu’il ta poussé à postuler à l’École des Ponts ParisTech ?

J’ai entendu parler de l’Ecole des Ponts dès ma rentrée en 2013 à l’Ecole d’Ingénieurs au Brésil. On nous l’a présentée en tant qu’une école très réputée en France aussi bien qu’ailleurs et dont les valeurs priment aussi par la mondialisation de son effectif d’étudiants et le renforcement des partenariats avec les écoles étrangères. J’ai toujours voulu avoir une expérience à l’étranger et je savais que cet accord de double-diplôme était une très bonne occasion pour le faire. Avec le souhait d’enrichir et de diversifier mon parcours professionnel et de développer mes compétences de communication et ma personnalité à la fois, j’ai pris la décision de postuler à l’Ecole avec même trois années d’anticipation.

Tu as bénéficié d’une bourse financée par la Fondation des Ponts, qu’est-ce que cela a changé pour toi ? Aurais-tu pu venir étudier ici sans cette aide ?

Concrètement, ce qui m’a permis de venir étudier en France c’est la bourse de la Fondation des Ponts. Sans ce complément financier je ne serais pas en mesure de m’occuper de tous les frais dont on est soumis à l’École et dans la vie quotidienne. Il est vrai que le cadre de vie et d’études ici est beaucoup plus cher par rapport au Brésil et mes parents n’auraient pas pu m’aider de toute façon.

L’enseignement de l’École a-t-il répondu à tes attentes ?

Ayant toujours eu un fort esprit critique, j’admets que ce n’est pas évident qu’une école puisse accomplir tous ses objectifs de qualité d’enseignement, de recherche, de structure physique, d’accueil et d’intégration et etc à la fois. L’école des Ponts se réaffirme forte dans ce qui concerne la recherche par exemple et pourtant en termes d’enseignement je considère qu’elle se trouve vraiment sur un pied d’égalité, avec mon école au Brésil.

Une anecdote, un souvenir marquant de votre passage à l’École ?

Ce serait difficile d’en choisir qu’une seule , tellement on a eu pendant cette année mémorable ! Mais je pourrais souligner notre voyage de département au Maroc, qui a été superbe et très enrichissant et qui a permis une excellente intégration dans notre promo VET en général.

Un conseil à donner aux futurs étudiants ?

Mon seul conseil c’est qu’il ne faut surtout pas avoir peur d’une immersion complète. La vie à l’école ne se fait pas que par les études. Les expériences possibles sont infinies dans le sens où il y aura toujours quelqu’un qui va t'aider dans ton projet pour installer un atelier de réparation de vélos dans la cité Descartes ou de ton souhait de créer une nouvelle start-up de recyclage de piles ou tout simplement de ton envie d’aller faire des randonnées occasionnelles au Bois de l’Etang. Tout ça ne fait que nous aider à tracer notre parcours (professionnel et personnel).

Que penses-tu faire après l’École des Ponts ?

C’est la question difficile ! Après finir mes études à l’Ecole des Ponts je dois rentrer au Brésil pour terminer mes études, toujours dans le cadre de l’accord de double-diplôme, pendant un semestre. Ensuite, je pense initier une expérience professionnelle dans le domaine publique, où je pourrai apporter mes compétences acquises ici en France. A voir ce que nous réserve la vie !