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Center for World University Rankings 2019-2020 – L’École progresse de loin !

By | Actualités, Étudiants, Rayonnement

Center for World University Rankings

Le CWUR (Center for World University Rankings) a publiéson classement des meilleures établissements dans le monde entier : L’École des ponts ParisTech  gagne 444 places en un an !

C’est avec beaucoup d’enthousiasme et de fierté que nous vous annonçons que l’École des Ponts ParisTech, est désormais classée à la 336 ème place et gagne ainsi 444 places par rapport à l’année passée (780 ème).

Le CWUR publie, chaque année, un classement mondial des 2000 meilleures écoles. Il mesure la qualité de l’éducation et de la formation des étudiants ainsi que le prestige des membres du corps professoral et la qualité de leurs recherches.

Retour sur le projet humanitaire 2019 Dévelop’Ponts Antsirabe

By | Actualités, Étudiants

En résumé

La Fondation soutient ce projet depuis 2017

Plusieurs étudiants, très touchés par les problématiques d’éducation à Madagascar, se sont mobilisés, depuis 2017, pour participer à la construction d’un lycée à Antsirabe (Madagascar), avec le soutien de l’Association Humanitaire Sœur Marie Colette (AHSMC), l’entreprise Demanthieu Bard et la Junior entreprise PEP de l’École des Ponts.

La Fondation des Ponts, dans le cadre de sa mission pour accompagner les étudiants, a soutenu ce projet, en attribuant une aide financière à Dévelop’ Ponts, l’association solidaire de l’École des Ponts, à l’initiative de celui-ci.

Nous vous parlions de ce projet en mai 2018

Ils nous parlent de leur séjour

Qu’en était-il de la construction à votre arrivée ?

A notre arrivée le 10 juillet 2019, le rez-de-chaussée était d’ores et déjà utilisé : les salles de classe étaient enduites, peintes et aménagées, mais avaient malheureusement déjà pris l’humidité, si bien que la peinture du plafond s’écaillait après seulement quelques mois d’utilisation trop précoce. Quant au premier étage, sa structure porteuse était achevée mais les enduits n’étaient pas terminés et les portes, les fenêtres tout comme les garde-corps et le reste du mobilier scolaire restaient encore à installer. Au dernier étage, la dalle de béton était encore nue : aucun des murs du dernier étage n’avait été érigé.

Comment s’est déroulé votre séjour ?

Notre séjour sur place a permis de rencontrer tous les acteurs locaux du projet, comme M. Faneva ou encore les Sœurs de La Providence, afin de discuter avec eux des possibles améliorations qui peuvent être apportées sur le chantier, à la gestion administrative de l’établissement ou encore à l’enseignement.

Si certaines de ces suggestions nous ont été proposées avant le départ, depuis Paris, notamment par des chercheurs du département VET de l’École au sujet des technologies à utiliser dans les sanitaires, la plupart sont venues des observations que nous avons pu faire sur place, principalement au sujet des contenus des cours ou de la sécurité sur le chantier. Pour des raisons financières, logistiques, mais aussi de mœurs, la sécurité n’a toutefois que très peu évolué sur le chantier suite à ces remarques.

Nous avons également assuré de nombreux cours au collège, notamment en français, en géographie, en collaboration avec les professeurs de l’École. L’enseignement de la géographie par exemple est centré sur un environnement très proche des élèves, avec l’apprentissage du positionnement des rivières, des routes et des voies ferrées malgaches, des dessins à main levée de fonds de cartes de l’île, etc. Peu de collégiens étaient capables de placer les États-Unis, la France ou les océans sur un planisphère. Nous proposions donc aux élèves des séances de sensibilisation et d’initiation sur des sujets nouveaux et plus généraux, à savoir la géographie à l’échelle mondiale, l’initiation à l’espagnol ou encore la déforestation. Ils furent enchantés de ces séances et nous avons même dû en prévoir davantage tant ils y étaient assidus.

Et sur le chantier ?

Nous avons fait tout notre possible pour apporter de l’aide aux ouvriers présents sur le chantier, dans la mesure de nos capacités de résistance certes bien faibles comparées aux leurs… En effet, les seuls vrais outils dont disposent la trentaine d’ouvriers pour mener à terme ce chantier sont des pelles, quelques truelles, trois brouettes et une dizaine de moules à parpaings. Bien qu’ils utilisent aussi de nombreux matériaux de récupération (bidons vides pour le transport de l’eau, sac de ciment usagés pour le transport du sable ou encore pièces de bois brutes pour fabriquer des échafaudages et des étais), l’avancée du chantier repose essentiellement sur les efforts physiques et les dangers auxquels ils consentent quotidiennement. Malgré toute notre bonne volonté, nous n’avons donc évidemment pas pu atteindre leur niveau d’efficacité sur le chantier.

Le deuxième étage a presque été achevé pendant notre présence sur place, bien que le terrassement de la cour et les finitions des autres étages aient été menés sur cette même période. Seuls la charpente, la toiture, les enduits et les finitions des deux étages restaient à faire et étaient déjà bien entamés en septembre 2019, d’après les informations reçues depuis notre départ.

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Avez-vous ramené du matériel avec vous ?

Oui bien sûr ! L’intérêt de notre voyage résidait aussi dans un apport massif de matériel scolaire et médical au bénéfice du lycée. Les 52kg de bagages dont chacun des 9 porteurs du projet disposait ont ainsi pu servir à l’acheminement jusqu’à Antsirabe, à nos frais personnels, de 3 ordinateurs portables, 25 kg de matériel médical (seringues, pansements et médicaments divers), 250 kg de dictionnaires et manuels scolaires et 2 000 stylos offerts par l’entreprise Bic. Nous avons aussi laissé sur place à notre départ les équipements de protection dont nous disposions pour travailler sur le chantier : gants, chaussures de sécurité et combinaisons de chantier à une ou deux pièces. Ces vêtements furent particulièrement appréciés par la trentaine d’ouvriers malgaches, qui travaillaient jusqu’alors sans gants ni pantalons adaptés, pieds nus ou en sandales, sur le chantier.

Cependant, le principal apport matériel dont notre projet a bénéficié est sans nul doute celui obtenu grâce au partenariat avec l’entreprise Sogea Satom (Groupe Vinci), dirigée à Madagascar et dans tout le sud de l’Afrique par M. Jean-Luc Sion, que nous avons eu la chance de rencontrer lors de notre passage à Antananarivo. Convaincu de l’impact immense que pouvait avoir notre projet s’il se concrétisait, son entreprise a non seulement offert à la congrégation 29 tonnes de ciment et 8230 mètres de barres de fer nécessaires à l’achèvement du dernier étage, mais aussi financé le trajet d’un camion de 45t sur la sinueuse RN7 reliant Antananarivo (la Capitale) à Antsirabe, route dont l’état n’a malheureusement fait qu’empirer depuis des décennies. L’entreprise de M. Sion a aussi financé intégralement l’acheminement de 56 m3 de graviers et autant de sable depuis le dépôt d’une entreprise de terrassement d’Antsirabe. Bien qu’entamées en notre présence, ces livraisons ont perdurées tout au long du mois d’août.

Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?

Notre séjour à Madagascar a été très riche et nous a permis de nous ouvrir au monde extérieur, à une autre culture. Nous avons également fait de nombreuses rencontres.

Même s’il va de soi que nous allons poursuivre un travail d’accompagnement des acteurs locaux dans les mois à venir, la partie centrale de notre projet touche à sa fin. Son bilan est on ne peut plus positif, tant sur le plan matériel que pédagogique : la levée de fonds réalisée en amont tout comme notre présence sur place ont permis de faire une réelle différence. Une différence qui s’est manifestée à de nombreuses reprises tout au long de ce mois de juillet passé à Antsirabe. Les élèves et professeurs malgaches ont aussi pu bénéficier d’une partie de l’enseignement de qualité dont nous avons nous-mêmes profité en France depuis plus de quinze ans. Nous avons conscience que rien de tout cela n’aurait été possible sans le soutien de nos différents partenaires, aux premiers rangs desquels la Fondation des Ponts et le groupe Demathieu-Bard, et nous tenons à les en remercier profondément, en notre nom mais aussi en celui des Sœurs de La Providence de Madagascar et des élèves de l’institution Nicolas Barré qui nous l’ont explicitement demandé à notre départ.

En plus de la relation entre professeurs et élèves qui s’est évidemment établie entre nous et les jeunes malgaches, la faible différence d’âge a permis de développer de nombreux liens amicaux, plus propices à la discussion qu’un cours magistral. Ces discussions ont aussi été favorisées par le très bon niveau général à l’oral en français des élèves : nous avons ainsi pu traiter avec eux de toutes sortes de sujets extra-scolaires comme les différences entre la vie en région parisienne et celle à Antsirabe, nos loisirs, l’enseignement post-bac. . . Sur ces sujets comme dans les différentes matières enseignées au collège, la plupart des élèves ont fait preuve d’une envie d’apprendre et d’une maturité peu commune en France . Ces échanges furent source de nombreuses remises en question, pour nous mais aussi certainement pour les élèves, voire pour les ouvriers, malgaches.

Malgré tous ces efforts, le bâtiment qui accueil le lycée, en particulier son dernier étage, n’a pas pu être aménagé à temps pour recevoir les nouveaux élèves à la rentrée 2019. Les élèves se sont ainsi vus proposer une année aménagée au collège ou, pour les élèves issus de familles plus aisées, une place dans un autre lycée toutefois plus éloigné et plus onéreux que l’institution Nicolas Barré des sœurs de La Providence.

Et la suite ?

Nous allons rester en contact avec les acteurs locaux (élèves, sœurs et ouvriers) mais il n’y a pas d’autres actions prévues dans la mesure où les sœurs ont désormais tout ce qu’il faut pour achever la construction du lycée et le gérer correctement. Si des élèves de 1ere année de la nouvelle promotion souhaitent préparer un projet similaire, nous les accompagnerons évidemment.

Dévelop'Ponts

Dévelop’Ponts est une association de loi 1901 fondée en 2002 et constituée d’élèves de deuxième année de l’École nationale des ponts et chaussées.

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PER – Aidez-les à trouver un contrat d’alternance

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Programme étudiants réfugiés

Plusieurs étudiants suivis cette année sont à la recherche d'un contrat d'alternance pour la rentrée prochaine afin de concrétiser leur projet d'insertion

Pour la 3e année consécutive, l’École des Ponts ParisTech propose un “programme passerelle” à des étudiants réfugiés politiques, ayant étudié dans des domaines proches de ceux de l’École. L’objectif est de les accompagner pendant un an dans le développement de compétences nécessaires à la reprise d’études (linguistiques, informatiques, scientifiques). L’élaboration de leur projet de professionnalisation fait l’objet d’un suivi personnalisé tout au long de l’année.

7 étudiants sont d’ores et déjà admis dans des programmes diplômants pour l’année prochaine. Trois autres cherchent encore un contrat d’alternance. Bien entendu leur réseau professionnel en France est extrêmement réduit. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons appuyer leur recherche, en facilitant leur mise en relation avec des entreprises pour rendre possible la concrétisation de leur projet d’insertion.

Nous sollicitons donc votre attention sur ces profils professionnels riches. Dans le cas où vous estimeriez que l’un d’eux pourrait trouver sa place dans votre entreprise pour son contrat d’alternance, vous pouvez contacter Sandrine Courchinoux

Voici les formations pour lesquelles ces étudiants sont admis :

La Fondation soutient : le projet humanitaire 2019 Dévelop’Ponts Antsirabe

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En résumé

La Fondation soutient ce projet depuis 2017

Touchés par les problématiques de l’éducation à Madagascar, plusieurs étudiants de l’École des Ponts se sont mobilisés pour réaliser un projet humanitaire, avec l’Association Humanitaire Soeur Marie Colette (AHSMC), afin de construire un lycée à Antsirabe (Madagascar).

La Fondation, dans le cadre de sa mission pour accompagner les étudiants, soutient ce projet, comme elle l’a fait depuis 2017, en attribuant un financement à Develop’Ponts l’association solidaire de l’École des Ponts, à l’initiative de ce projet.

Dévelop'Ponts

Dévelop’Ponts est une association de loi 1901 fondée en 2002 et constituée d’élèves de première année de l’Ecole nationale des ponts et chaussées.

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Notre objectif : achever la construction du lycée qui accueillera plusieurs centaines d'élèves dès la rentrée de septembre !

Ils nous parlent de leur projet

“Cette année, et dans la continuité de son projet de l’an passé, Dévelop’Ponts a décidé de terminer la construction du futur lycée public francophone d’Antsirabe. Cet établissement pourra accueillir 400 élèves chaque année pour permettre de lutter contre les taux de dé-scolarisation dramatiquement élevés dans l’enseignement supérieur à Madagascar. Pour ce projet, une quinzaine d’élèves de première année de l’Ecole des Ponts a décidé de lancer un collecte de fonds via différents supports : tenue de stands de restauration, inscription à des concours de Fondation comme celui de VEOLIA ou encore plateforme de financement participatif.

Pour avoir plus d’informations et pour nous venir en aide, financièrement comme matériellement, rendez-vous sur https://www.helloasso.com/associations/association-humanitaire-soeur-marie-colette/collectes/develop-ponts-a-madagascar-offrir-un-lycee-aux-enfants-d-antsirabe-2

Pour toute question ou suggestion relative au projet, vous pouvez contacter Charles BIMIER, élève de première année et responsable du projet au 06 16 94 78 05 ou via charles.bimier@eleves.enpc.fr

Merci pour votre attention !

L’Equipe Huma de DéveloP’ponts 2019″

Prix du Mastérien de l’année

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Félicitation à Rani CHERIFI, lauréat du prix du Mastérien de l'année

Le Lauréat : Rani CHERIFI (MS Aménagement et Maîtrise d’ouvrage Urbaine – AMUR)

La grande détermination de Rani Cherifi a particulièrement impressionné. Son parcours tout d’abord, (Diplôme Universitaire de Technologie spécialisé en Gestion Urbaine, Licence 3 Aménagement, Environnement et Urbanisme, puis Master 1&2 en Aménagement et Urbanisme spécialité Politique et Ingénierie Foncière à l’Université de Lille) a démontré un intérêt tout particulier pour l’urbanisme.

Parallèlement à cela, il s’est inscrit au CNAM pour y préparer un diplôme d’Etat de “Responsable de Programmes Immobilier”, et c’est dit-il pour “acquérir  de nouvelles compétences et pour rencontrer des intervenants de haut-niveau”, qu’il intègre le Mastère Aménagement et Maîtrise d’Ouvrage Urbaine au sein de l’École des Ponts ParisTech.

Mais cette détermination s’est également manifestée par l’effort qu’il a dû faire en suivant sa formation, tout en continuant d’habiter chez ses parents (dans le nord de la France), au prix d’un lourd sacrifice, représentant 4h40 de train par jour.

De gauche à droite, Karen PEYRONNIN, Sophie MOUGARD, Julie SEBERT (AMUR), Marion BRISSE (AMUR), Nedra BRAHAM (GCE), Rani CHERIFI (AMUR), Mustapha HALFAOUI (GCE), Bodom MATUNGULU (STFU), Louis-Michel SANCHE.

Crédit photo : © École des Ponts ParisTech

Prix spécial du jury : Georgios TZIMAS (MS Infrastructure Project Finance – IPF)

Le jury a également décidé de primer un 2nd candidat, Georgios TZIMAS,  en récompensant l’excellence de son parcours, mais aussi la reconnaissance qu’il manifeste à la France pour les études qu’il a pu y suivre.

Comme chaque année, il est à noté la qualité des 8 candidats, qui ont séduit le jury composé de :

  • Thierry Déau (Président du jury)
  • Bruno Chanut,
  • Karen Peyronnin,
  • Boris Rowenczyn,
  • Louis-Michel Sanche,
  • Anne Bernard-Gély (excusée)

QS World University Rankings by Subjects 2019 – L’École progresse encore

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QS World University Rankings by Subjects 2019 : L'École progresse encore

L’édition 2019 du QS World University Rankings by subject vient d’être publiée.

Cette année, l’École des Ponts ParisTech renoue avec le classement en Civil & Structural Engineering en se positionnant au rang 51-100, 1er établissement français du classement avec PSL.

L’École entre aussi dans le classement Mechanical, Aeronautical & Manufacturing Engineering à la 151-200e position.

À noter :  l’École fait son entrée dans 2 autres subjects en 551-600e place : Physics & Astronomy et Computer Science & Information Systems

Enfin, plus largement, les “subjects” de ce classement sont inclus dans cinq grandes catégories (broad subject) : l’École continue de progresser fortement en Engineering & Technology pour se hisser à la 270e place (en 2017 : 344e, en 2018 : 318e)

Le QS World University Rankings by Subject publié chaque année depuis 2011 prend en compte plusieurs critères dont la réputation académique de l’établissement, l’insertion professionnelle et l’impact de la recherche.

Retour sur le projet humanitaire 2018 Dévelop’Ponts Antsirabe

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En résumé

La Fondation soutient ce projet depuis 2017

Touchés par les problématiques de l’éducation à Madagascar, plusieurs étudiants de l’École des Ponts se sont mobilisés pour réaliser un projet humanitaire, avec l’Association Humanitaire Soeur Marie Colette (AHSMC), afin de débuter la construction d’un lycée à Antsirabe (Madagascar).

La Fondation, dans le cadre de sa mission pour accompagner les étudiants, a soutenu ce projet, comme elle l’a fait en 2017, en attribuant un financement à Develop’Ponts l’association solidaire de l’École des Ponts, à l’initiative de ce projet.

Nous vous parlions de ce projet en mai 2018

1. Comment s’est déroulé votre séjour ?

Durant les 3 semaines passées sur place, nous nous sommes impliqués sur le chantier en soutien des ouvriers présents, et nous avons également échangé nos connaissances avec les élèves de toutes les classes, de la maternelle à la 4ème.
Chaque jour, certains travaillaient sur le chantier de 8h à 12h puis de 13h à 17h, pendant que d’autres aidaient les enseignants lors de leurs cours.
Sur le chantier, nous aidions les ouvriers à préparer le mortier, à concevoir les armatures en acier ou encore à construire les parpaings.

Les conditions de travail n’ont rien à voir avec celles en France, les moyens matériels sont très réduits, les outils se limitent à quelques pelles et bêches, les matériaux à des tiges d’acier brut et des sacs de ciment de 50kg. Il est donc nécessaire d’avoir beaucoup de main d’œuvre, c’est pourquoi notre aide a été très appréciée, d’autant plus qu’elle a permis de tisser un réel lien avec les  ouvriers malgaches, et de comprendre leur quotidien physiquement très éprouvant.

Les cours que nous donnions étaient avant tout des cours de révision pour les élèves, du niveau collège, en préparation de leurs examens. Nous leur avons donné des cours de mathématiques, physique, éducation civique, géographie, anglais et Français. Cette expérience nous a beaucoup rapproché des élèves, faisant ressortir nos différences culturelles mais aussi nos valeurs communes.

2. Avez-vous ramené du matériel avec vous ?

Oui tout à fait. Une de nos missions a également été de décharger les 75 tonnes de ciment et les 5 tonnes d’acier que la société EIFFAGE nous a généreusement donnés. Nous ne les remercierons jamais assez pour ce soutien, un grand merci à eux !

Nous avons également ramené du matériel scolaire, des milliers de stylo données généreusement par BIC, des crayons de couleurs, des dictionnaires, des livres scolaires, des vêtements, des médicaments.

3. Où avez-vous laissé le projet à votre départ ?

À notre départ, après 3 semaines de travail, les fondations des bâtiments étaient réalisées, la 1ère hauteur de mur avait vu le jour et la dalle du rez-de-chaussée était sur le point d’être coulée.

4. Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?

Notre aventure à Madagascar n’a ressemblé à aucune de nos précédentes expériences. Elle nous a permis de découvrir et surtout d’apprendre beaucoup.

D’abord en amont, notre travail a débuté dès le mois de janvier et s’est étalé sur une grosse moitié de l’année. Au cours de celle-ci, nous avons pu développer un grand nombre de capacités, comme le sens de l’organisation et de la planification, le contact avec des acteurs très différents, la rigueur du contenu dans chacune de nos présentations. Toutes ces compétences nous resserviront dans notre vie professionnelle ou dans d’autres projets semblables à celui à Antsirabe.

Il nous a fallu nous préparer à vivre pendant trois semaines à plus de dix mille kilomètres de chez nous dans un pays instable, très différent de la France. Cette aventure restera vraiment un souvenir fort de notre vie dans notre école. Surtout, nous avons vécu une expérience de groupe qui nous a rapproché les uns des autres et créé une vraie complicité.

Enfin, et c’est finalement le plus important à nos yeux, nous avons consacré du temps pour aider des gens qui en avaient besoin et qui ont su parfaitement nous le rendre. Que ce soit les sœurs, les ouvriers ou les élèves, l’accueil a été chaleureux et nous avons partagé avec eux des moments uniques.

Un moment inoubliable de ces trois semaines fut par exemple la soirée crêpes que nous avons organisée avec les ouvriers et les sœurs, et qui s’est terminée en un enchaînement de danses malgaches (très physiques par ailleurs) jusque très tard. Les enfants, qui sont toujours très polis et ouverts, ont aussi pu nous apprendre quelques rudiments de malgache. Quant aux sœurs, elles ont rendu notre séjour des plus agréables et festifs, et nous n’oublierons pas de sitôt notre fête du 14 juillet à Madagascar. Nous ne les remercierons jamais assez, et leur bonne humeur ainsi que leur joie de vivre nous manquent déjà.

Pour toutes ces raisons, cette expérience nous a beaucoup apporté et nous n’hésitons pas à encourager toute autre personne à vivre une aventure semblable.

5. La suite ?

Le projet final des sœurs n’est pas achevé. La construction du rez-de-Chaussée est maintenant terminée, cependant les sœurs de l’institut espèrent pouvoir continuer les travaux l’an prochain, afin de permettre d’accueillir les élèves jusqu’à la classe de terminale. C’est pourquoi nous souhaitons garder contact avec l’association et espérons que les futurs membres de l’organisation Dévelop’Ponts poursuivrons ce projet l’année prochaine.

En effet, après cette expérience réussie, nous allons maintenant partager notre vécu avec la nouvelle promotion. Nous souhaitons leur donner les clés pour mener à bien la suite du projet afin qu’ils puissent, comme nous, profiter au maximum de cette aventure unique.

Dévelop'Ponts

Dévelop’Ponts est une association de loi 1901 fondée en 2002 et constituée d’élèves de première année de l’Ecole nationale des ponts et chaussées.

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Classement Times Higher Education 2019 : l’École gagne 50 places

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Classement Times Higher Education 2019 : l'École gagne 50 places

L’École des Ponts ParisTech gagne 50 places et se hisse aux rangs 201-250 du classement du Times Higher Education intitulé « World University Rankings » publié mercredi 26 septembre. Au total, plus de 1 250 établissements figurent dans ce palmarès. L’École progresse sur les indicateurs teachingresearchcitations, et international outlook, ce qui lui permet d’être la 2ème Grande École du classement, et le 5ème établissement français.

The Times Higher Education World University Rankings propose un classement des meilleures universités mondiales évaluées selon l’enseignement, la recherche ou encore la réputation internationale.

Nous sommes très fiers de ces résultats. Ce palmarès confirme l’implication et l’engagement de chacun, et prouve que l’École des Ponts ParisTech figure parmi les meilleurs établissements d’enseignement supérieur mondiaux.

Sophie MougardDirectrice de l’École des Ponts ParisTech.

Étudiants réfugiés invités à l’École des Ponts

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Le programme

La Fondation soutient ce programme depuis 2017
A lire également : PER : 1er bilan très positif

Le Programme Étudiant Invité (PEI), désormais appelé Programme Étudiant Réfugié (PER), née en octobre 2016, est destiné à l’accueil des réfugié(e)s et des migrant(e)s étudiant(e)s du supérieur au sein de l’Ecole des Ponts. Il s’agit d’un “programme passerelle” qui ne délivre pas de diplôme mais permet de construire un projet de professionnalisation ou de reprise d’études supérieures.

En 2016-2017, le PEI a permis d’accueillir 9 étudiants (soudanais, érythréens, afghans et syriens), demandeurs d’asile ou réfugiés, ayant étudié entre un semestre et 5 ans dans une université, dans un domaine scientifique (mathématiques, informatique, biochimie, mécanique aéronautique).

Accompagnement proposé

L’objectif général de ce programme est d’accompagner des étudiants migrants dans l’élaboration de leur projet de reprise d’études ou de professionnalisation.

Pour ce faire les axes suivants ont été définis :

  • Insertion sociale (sorties culturelles, accompagnement dans les démarches de la vie quotidienne, ateliers de conversation)
  • Insertion académique à l’École (accueil, accès aux services informatiques, documentaires et de restauration, sport, cours de FLE, d’anglais et scientifiques des départements de l’École, tutorats, possibilité de présenter une certification externe en FLE, représentation par un délégué).
  • Préparation d’un projet d’études ou d’emploi en France (accompagnement individuel pour l’orientation académique/ professionnelle, la demande d’équivalence de diplôme, la candidature auprès des établissements concernés, recherche de bourse…).

Ce programme s’inscrit dans une double continuité : une continuité avec les initiatives similaires nées au sein des écoles parisiennes, face à la crise humanitaire et morale que vivent ces peuples exilés, mais également une continuité avec la culture d’ouverture sociale et internationale des Ponts, avec ses nombreux étudiants étrangers et ses multiples cours de langues.

Fonctionnement

Un ensemble d’acteurs de l’école, professeurs, membres de l’administration ou encore élèves assurent le bon fonctionnement du programme.

Trois élèves coordinateurs, membres de l’association solidaire Dévelop’Ponts, sont particulièrement chargés du bon fonctionnement global du programme.

Chaque étudiant invité fait partie d’un trinôme, incluant également un élève de l’École et un enseignant ou un agent de l’École.

Pour en savoir plus, téléchargez le document de présentation ici

La Fondation soutient : le projet humanitaire 2018 Dévelop’Ponts Antsirabe

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En résumé

La Fondation soutient ce projet depuis 2017

Touchés par les problématiques de l’éducation à Madagascar, plusieurs étudiants de l’École des Ponts se sont mobilisés pour réaliser un projet humanitaire, avec l’Association Humanitaire Soeur Marie Colette (AHSMC), afin de débuter la construction d’un lycée à Antsirabe (Madagascar).

La Fondation, dans le cadre de sa mission pour accompagner les étudiants, soutient ce projet, comme elle l’a fait en 2017, en attribuant un financement à Develop’Ponts l’association solidaire de l’École des Ponts, à l’initiative de ce projet.

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Dévelop’Ponts est une association de loi 1901 fondée en 2002 et constituée d’élèves de première année de l’Ecole nationale des ponts et chaussées.

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nous souhaitons apporter notre aide à ceux qui n'ont pas la chance, comme nous, de se trouver dans une situation permettant de s'épanouir, et qui sont limités par la misère et la difficulté de leur condition.

Ils nous parlent de leur projet

Antsirabe est une ville des hautes terres de Madagascar, chef-lieu de la région Vakinankaratra, dans le centre de l’île. C’est la troisième plus grande ville de Madagascar, avec près de 230 000 habitants. Il y a 3 ans les équipes de SOL6, association humanitaire de l’université Pierre et Marie Curie à Paris sont venus y construire un collège. Sa construction est toujours en cours et leur équipe revient cet été. Il y manque encore des salles : au collège pas de salle pour la 3ème , en Primaire pas de salle pour le CM2 et aucune salle pour l’administration. La construction du collège ayant commencé il y a 3 ans, les collégiens sont donc bientôt en âge d’aller au lycée.

Or, les seuls lycées alentour (45 minutes à pieds) sont chers et accessibles uniquement aux familles aisées alors que la plupart des parents d’élèves du collège actuel d’Antsirabe sont de simples ouvriers. Il est donc plus que nécessaire de construire un lycée. De plus, peu d’enfants comprennent le Français et il n’est que peu enseigné, alors que celui-ci est la deuxième langue officielle et la langue d’enseignement. Ces enfants n’ont malheureusement pas assez de vocabulaire pour comprendre les cours et les examens. Si rien n’est fait, leur scolarité future sera compromise.

Grâce aux établissements déjà construits, les élèves d’Antsirabe peuvent commencer à apprendre le Français, avec l’aide des sœurs qui leur dispensent cet enseignement. Depuis deux ans, les parents remarquent ainsi les progrès de leurs enfants, et souhaitent vivement qu’ils continuent cet apprentissage jusqu’au lycée.

Notre Projet consiste en la construction d’un bâtiment scolaire de 9 salles qui servira de lycée à Antsirabe, et permettra d’accueillir les actuels collégiens. La tenue de ce lycée par les sœurs permettra d’assurer un coût presque nul de scolarisation, la qualité de l’enseignement qui y est fait, et la présence de cours de Français, dans la continuité de ce qui est fait actuellement dans les classes de niveaux inférieurs, et donc la pérennité du projet. L’autorisation d’ouverture de ce Lycée par l’Etat, venant du Ministère de l’Education Nationale, a déjà été donnée, et il ne reste donc plus que les fonds à récolter. Outre notre aide pour la construction de ce bâtiment, notre présence sur le terrain permettra d’aider les sœurs à donner des cours, et a faire de la prévention auprès des enfants.